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Gouvernance locale : Les régions de l’Est et de l’Adamaoua à l'école des nouvelles règles budgétaires

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

Réunis le mercredi 28 janvier 2026, les magistrats municipaux et les présidents des conseils régionaux ont été édifiés sur les règles budgétaires de la lettre-circulaire relative à l’exécution des budgets des collectivités territoriales décentralisées (CTD).

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Au cœur de cette mutation, le ministère des Finances, en communion avec ses alliés de la Décentralisation, de l’Économie et des Marchés Publics, a déployé un arsenal de procédures harmonisées. Maires et receveurs municipaux ont été passés au crible des nouvelles étapes critiques de la dépense publique, de l’engagement à l’ordonnancement, jusqu'au paiement final. L'enjeu dépasse la simple comptabilité ; il s’agit d’instaurer une "grammaire budgétaire" uniforme. Judith Clairence Menguele, figure de proue de cette initiative au sein du département ministériel, a d'ailleurs martelé que cette application stricte des règles est le seul rempart efficace pour rendre compte de l'utilisation de chaque franc CFA des ressources publiques, particulièrement dans ces régions périphériques où les besoins sociaux sont immenses.

La rencontre a également servi de détonateur pour une revendication technologique majeure. Conscients des lenteurs bureaucratiques qui sclérosent encore l'action locale, les participants ont unanimement plaidé pour le passage à l'ère numérique. Le renforcement des capacités des gestionnaires financiers locaux ne peut plus se faire sans l'instauration d'outils digitaux de suivi budgétaire en temps réel. Cette recommandation, portée par les présidents de conseils régionaux, vise à créer une interface directe et transparente entre les administrations centrales et les périphéries, garantissant que les budgets votés se traduisent sans déperdition en salles de classe, en forages et en centres de santé au bénéfice des populations locales.

L'instauration d'un cadre de concertation permanent, actée lors de ces échanges, marque une rupture avec l'isolement administratif d'antan. La gestion budgétaire ne doit plus être un face-à-face entre le fisc et l'élu, mais un dialogue constant pour une cohérence stratégique nationale. En dotant les gestionnaires de l'Est et de l'Adamaoua de cette "boussole méthodologique", l'État espère non seulement assainir les mœurs financières, mais aussi attirer de nouveaux partenaires au développement, rassurés par une gouvernance locale enfin prévisible. Le succès de la décentralisation camerounaise se jouera désormais sur ce terrain : celui de la rigueur comptable mise au service de la dignité sociale.


Ndjomo Carlos

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