GABON : La BCEG injecte 6,8 milliards de FCFA pour booster la production de volaille
Dernière mise à jours il y'a 1 semaineÀ moins de douze mois de l'échéance fatidique du 1er janvier 2027 (date gravée dans le marbre pour l'interdiction totale des importations de poulet de chair), le Gabon prépare sa mutation.
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Sous l'impulsion directe de la présidence, la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG) vient de libérer une enveloppe de 6,8 milliards de FCFA via son fonds CATR à taux réduit. Ce n'est pas une simple ligne de crédit, c'est le carburant d'une course contre la montre pour combler un gouffre productif vertigineux : passer d'une production locale de 4 500 tonnes à un besoin national de 70 000 tonnes, afin de stopper l'hémorragie financière de 80 milliards de FCFA qui s'évapore chaque année vers l'extérieur.
L'offensive se veut rigoureuse et structurée pour éviter les erreurs du passé. Pour que chaque franc injecté produise du résultat, la BCEG a scellé un pacte opérationnel avec la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG). Ce binôme institutionnel assure un double verrou : d'un côté, une formation pointue en gestion financière pour professionnaliser les PME, et de l'autre, un encadrement technique sans concession sur la biosécurité et la qualité des intrants. L'ambition est de hisser les exploitations locales aux standards de performance internationaux. Sur le terrain, le Groupement d’intérêt économique (GIE) Pouss’In incarne déjà cette nouvelle ère. Avec l'inauguration de sa ferme industrielle ce 17 janvier 2026, la structure vise une montée en puissance fulgurante, ambitionnant de transformer deux millions de têtes par an pour injecter 30 000 tonnes de viande prête à la consommation sur le marché domestique.
Cette mobilisation bancaire n'est que la partie émergée d'un dispositif étatique global qui se densifie en ce premier trimestre 2026. Entre le recensement exhaustif des acteurs de la filière et la création d'un guichet unique pour l'attribution des subventions, le Gouvernement multiplie les signaux de réassurance. Le point d'orgue de cette stratégie sera la mise en place, au courant de cette année, d'un fonds d'investissement public-privé dédié spécifiquement à la transformation industrielle. En multipliant les unités de production à travers le pays et en facilitant l'accès au matériel végétal et animal sélectionné, Libreville espère inverser le rapport de force commercial. Le défi est immense, mais en plaçant la BCEG au cœur du réacteur avicole, le Gabon se donne les moyens de transformer sa dépendance alimentaire en un pôle de croissance autonome et souverain.
BCN
Floyd Miles
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