Barrage de Memve'le : EDC investit 4 milliards de FCFA pour stabiliser le RIS
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresLe poumon énergétique situé au sud-Cameroun s’offre une cure de jouvence industrielle pour conjurer les spectres de l’obscurité. Dans un sursaut opérationnel dicté par l’urgence climatique et technique, l’Electricity Development Corporation (EDC) vient de mettre sur la table une enveloppe de 4 milliards de FCFA.
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L’entreprise publique de patrimoine lance une véritable expédition de maintenance sur le barrage de Memve’ele. Face à un débit du fleuve Ntem qui plafonne la production actuelle à une centaine de mégawatts loin des 211 MW théoriques, l’enjeu est désormais de transformer chaque mètre cube d'eau en énergie pure sans la moindre déperdition mécanique. À Memve’ele, le temps des réparations de fortune est révolu et laisse place à une maintenance de haute précision pour sécuriser un Réseau Interconnecté Sud (RIS) dont la patience s’étiole à mesure que la demande explose.
L’appel d’offres lancé par EDC en ce début d’année 2026 dessine les contours d’une muraille technologique. Le prestataire sélectionné aura la lourde tâche de déployer une stratégie de maintenance "tous azimuts" : prédictive pour anticiper les failles grâce à l’analyse de données, préventive pour éviter l’usure prématurée des turbines, et curative pour intervenir avec une célérité chirurgicale au moindre incident. L'objectif est limpide : garantir une disponibilité mécanique totale des ouvrages. Dans un contexte où le déficit hydrologique actuel limite drastiquement la marge de manœuvre, EDC veut s'assurer que l'infrastructure est prête à monter en puissance dès que les conditions du fleuve le permettront, évitant ainsi que des pannes matérielles ne s'ajoutent aux caprices de la nature.
La dimension humaine et sécuritaire constitue l’autre pilier de cet investissement de 4 milliards de FCFA. Le cahier des charges impose une surveillance permanente des installations, de jour comme de nuit, pour protéger cet actif critique contre tout acte de malveillance ou accident opérationnel. Mais l’innovation réside surtout dans l’hybridation des compétences : le futur prestataire devra opérer en symbiose totale avec les ingénieurs et techniciens de l’EDC. Cette collaboration étroite vise à transférer des expertises de pointe vers le personnel national, tout en assurant une continuité de service qui ne tolère plus les zones d'ombre. La gestion de Memve’ele devient une affaire de complémentarité technique au service de la souveraineté énergétique.
Alors que le système électrique camerounais montre une sensibilité accrue aux aléas de production, cette offensive d’EDC agit comme un bouclier pour l’économie nationale. Stabiliser Memve’ele, c’est avant tout offrir une bouffée d’oxygène aux industries de la zone littorale et du centre qui dépendent de la fiabilité du RIS. Le message envoyé par le gouvernement est celui d’une résilience assumée. Malgré les vents contraires du climat, l’outil de production doit rester impeccable. Si les 4 milliards de FCFA parviennent à restaurer la confiance des usagers, ce ne sera plus seulement un barrage que l’on aura réparé, mais tout un contrat de confiance entre l’État et ses citoyens qui sera réactivé sous haute tension.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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