Recettes d'exportation : Cacao, Café et Thé génèrent une hausse de 12 % de l'activité globale en 2025
Dernière mise à jours il y'a 9 heuresLe chiffre d’affaires global des entreprises a bondi de 12,7 %, une accélération fulgurante après le timide 0,9 % enregistré précédemment. Cela est le résultat d’un trio de choc composé du Cacao, Café, Thé couplé au sucre.
Cette performance est le symbole d'un pays qui cesse de n'être qu'un comptoir d'exportation de matières brutes pour devenir une usine à ciel ouvert. En hissant le Cameroun dans le Top 10 mondial des exportateurs de dérivés de cacao, les broyeurs locaux prouvent que l'émergence se cuisine désormais à domicile, même si la puissance de feu du secteur tertiaire rappelle que la route est encore longue pour inverser totalement les équilibres structurels de notre économie.
La mutation du secteur secondaire, qui contribue à hauteur de 5,4 points à cette croissance globale, repose sur une densification sans précédent du tissu industriel. La filière cacao, en particulier, a franchi un Rubicon historique en dépassant le seuil des 100 000 tonnes transformées localement. Porté par l'arrivée de nouveaux acteurs tels que Neo Industry, Atlantic Cocoa et Africa Processing, ainsi que par l'extension des capacités de SIC Cacaos (Barry Callebaut), le Cameroun s'est hissé au 7e rang mondial pour la pâte de cacao et au 9e pour le beurre. Ces dérivés ont généré des recettes cumulées dépassant les 316 milliards de FCFA, transformant la fève en une devise forte. Ce rebond est soutenu par d'autres segments vigoureux tels que l'extraction des hydrocarbures (+19,9 %), la chimie-pharmacie (+28,2 %) et le BTP (+11,1 %), dessinant les contours d'une industrie multisectorielle en pleine ébullition.
Pourtant, cette métamorphose industrielle, aussi spectaculaire soit-elle, n'a pas encore détrôné le roi Tertiaire. Avec une contribution de 6,9 points à la hausse du chiffre d'affaires, les services demeurent le centre de gravité de l'activité. Le commerce de gros, les télécommunications et l'intermédiation financière continuent de structurer l'essentiel des flux monétaires du pays. L'INS note que la vitalité des services aux entreprises (+11,8 %) témoigne d'une économie qui se complexifie et se digitalise. Le défi du gouvernement n'est plus seulement de stimuler la consommation, mais de s'assurer que cette puissance tertiaire vienne servir d'accélérateur à l'agro-industrie, créant ainsi une synergie où la finance et les télécoms soutiennent directement la production manufacturière.
Le cru 2025-2026 de l'économie camerounaise est celui d'une maturité retrouvée. Si le trio "Cacao-Café-Thé" a servi de détonateur à l'activité globale, la solidité retrouvée des secteurs chimique et céréalier confirme que la diversification n'est plus un slogan, mais une réalité comptable. L'enjeu des prochains mois sera de maintenir cette cadence de 12 % de croissance des revenus tout en travaillant sur la compétitivité énergétique, seul verrou capable de freiner l'élan des industriels. Le Cameroun a prouvé qu'il savait transformer ses ressources ; il lui reste désormais à conquérir les parts de marché continentales via la Zlecaf pour que sa montée en puissance industrielle ne soit pas seulement un record passager, mais le socle d'une prospérité durable.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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