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Huile de palme : Opalm veut tripler ses capacités de production

Dernière mise à jours il y'a 6 heures

Le paysage oléagineux camerounais connaît une recomposition d'importance. L'opérateur privé Opalm vient de franchir une étape décisive dans sa stratégie d'expansion en annonçant un investissement de 13 milliards de FCFA dédié à la modernisation de l'huilerie d'Eséka.

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L'enveloppe vise à multiplier par trois les capacités de traitement du site, passant de 7 000 à 25 000 tonnes par an. Révélée le 11 mars 2026 par le directeur général Tarek Daoud, l'initiative fait suite au rachat d'actifs à la Socapalm. Pour le secteur, le déploiement ne constitue que le premier jalon d'un plan global de 45 milliards de FCFA destiné à densifier le maillage industriel dans les bassins de production.

La montée en puissance d'Opalm s'inscrit dans un contexte de tension sur l'approvisionnement national en huile brute. Avec un déficit annuel estimé à 300 000 tonnes, les raffineries locales tournent en sous-régime, n'exploitant que la moitié des capacités installées. La carence contraint l'État à autoriser des importations dont le coût avoisine les 100 milliards de FCFA chaque année. En augmentant l'offre de première transformation, l'agro-industriel s'aligne sur les objectifs d'import-substitution, visant à réduire l'hémorragie de devises et à sécuriser la chaîne de valeur de l'industrie agroalimentaire.

La reprise de l'unité d'Eséka s'accompagne d'un volet social et partenarial rigoureux. L'accord de cession garantit l'intégralité des acquis pour le personnel transféré, préservant le climat social dans la zone de production du département du Nyong-et-Kéllé. Parallèlement, la direction d'Opalm a multiplié les gages de réassurance envers les planteurs villageois. Le renforcement de l'outil industriel offre un débouché plus vaste pour les régimes de palme issus des plantations partenaires, favorisant une meilleure redistribution des revenus au sein des communautés locales.

L'émergence d'Opalm comme acteur de poids pourrait redistribuer les cartes d'un marché longtemps dominé par les acteurs historiques. Si le défi reste réel face à la concurrence et aux aléas climatiques, l'adossement de l'entreprise à un foncier de plus de 5 000 hectares constitue un avantage compétitif. Pour les observateurs financiers, la réussite du premier investissement à Eséka sera le test de crédibilité nécessaire pour valider l'ambitieux programme de construction de cinq usines à travers le Littoral, le Sud et le Centre d'ici 2028.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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