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Souveraineté numérique : Vers un cadre normatif de l'intelligence artificielle au Cameroun

Dernière mise à jours il y'a 4 minutes

L’encadrement de l’économie de la donnée s’inscrit désormais parmi les priorités de la politique de sécurité technologique de l’État, face à l’expansion rapide des technologies de calcul automatisé. Le 25 mai 2026, la salle de conférences du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI) a servi de cadre, le 25 mai 2026, au lancement des travaux du symposium du Comité national des technologies (CNDT).

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Cette session, axée sur la souveraineté numérique, réunit les acteurs de l'écosystème de l’informatique sous une orientation visant  l'élaboration de protocoles fiables pour la collecte et la structuration des bases de connaissances locales, indispensables à la mise en place d'un cadre normatif harmonisé.

L'objectif de cette concertation publique consiste à formuler des mécanismes de protection capables de prémunir les infrastructures virtuelles nationales contre l’exploitation incontrôlée des informations souveraines. Représentant le Ministre Madeleine Tchuinté, l’Inspecteur général du MINRESI, le Dr Jean Marcel, a défini les contours des cahiers des charges techniques attendus, précisant que la viabilité des systèmes computationnels dépend de la qualité éthique des gisements de données exploités. Cette structuration légale vise également à créer de la valeur financière. Le secrétaire permanent du CNDT, le Dr Patrice Ele Abiama, insiste sur le fait que la commercialisation encadrée des bases de données constitue un gisement de croissance pour les finances publiques, à condition qu'elle s'opère dans le strict respect des textes juridiques en vigueur.

Les autorités entendent s'appuyer sur l'expertise universitaire pour concevoir ces instruments de régulation algorithmique. Dans sa présentation technique, le professeur Marcelin Nkenlifack, coordonnateur au sein du CNDT et enseignant à l’Université de Dschang, a démontré que le contrôle des flux d’informations représente le fondement de l’indépendance technologique. La feuille de route sectorielle prévoit notamment l'évaluation fine du volume d’informations générées par les administrations publiques afin d'en rationaliser le stockage. L’accélération de ce processus réglementaire doit permettre au secteur privé local de disposer de règles de conformité prévisibles, indispensables pour attirer les investissements technologiques tout en protégeant le patrimoine informationnel national.


Bernardo

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