Électricité : Arsel enregistre un déficit de 4,65 milliards de FCFA
Dernière mise à jours il y'a 6 joursEn parcourant les comptes de l'execice 2024, l'Agence de Régulation du Secteur de l'Électricité (Arsel) a mis en exergue un déficit 4,65 milliards de FCFA.
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Ce manque à gagner, généré par le maintien anachronique d'une grille "pilote" pour les compteurs prépayés (Prepaid) au détriment de la grille réglementaire de 2012, ne sera pas supporté par le consommateur : le régulateur a tranché pour une imputation directe sur le Revenu Maximum Autorisé (RMA) du concessionnaire Eneo. Cette décision forte marque la fin d'une zone d'ombre budgétaire et impose une discipline de revenus stricte, au moment où le basculement massif vers le prépayé redéfinit les flux de trésorerie de l'ensemble du système électrique national.
Le cœur du contentieux réside dans l'inertie constatée entre l'instruction de mise en conformité de 2022 et son application effective, intervenue seulement le 1er novembre 2024. Pendant des années, les abonnés prépayés ont évolué hors du cadre tarifaire officiel, créant des disparités injustifiées sur le coût moyen du kilowattheure et les tranches de facturation par rapport aux clients postpayés. Les concertations de Mbankomo et de Yaoundé ont finalement scellé une harmonisation structurelle. Désormais, la tarification est rigoureusement segmentée pour les résidents : 50 FCFA pour la tranche sociale (0–110 kWh), grimpant progressivement à 79 FCFA et 94 FCFA, pour atteindre 99 FCFA au-delà de 400 kWh. Ce réalignement n'est pas qu'une formalité administrative ; c'est un levier de sécurisation des recettes indispensable pour éponger les déficits structurels de la filière.
L'innovation majeure de cette nouvelle ère de régulation repose sur le mécanisme de réévaluation mensuelle automatique. En 2026, l'algorithme de facturation ajuste la catégorie tarifaire de l'abonné en fonction de son historique réel de consommation, éliminant ainsi les effets d'aubaine ou les pénalités indues. Pour l'Arsel, cette mise en conformité est le préalable à une mobilisation optimale des revenus, nécessaire pour financer l'extension du réseau et la maintenance des infrastructures de production. En qualifiant les 4,65 milliards de FCFA de "trop-perçu" à amputer sur les revenus du concessionnaire, le régulateur réaffirme sa souveraineté et envoie un signal clair aux investisseurs : la modernisation du secteur énergétique camerounais passera par une transparence tarifaire absolue et une équité de traitement entre tous les usagers du réseau.
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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