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CDC : Un plan d'urgence de 2,45 milliards de FCFA pour booster les filières banane et huile de palme

Dernière mise à jours il y'a 10 heures

Cette décision illustre la volonté ferme d’une réanimation productive . Des millions de sacs de protection aux tonnes d'engrais haute performance, la CDC déploie l'artillerie lourde pour saturer à nouveau les marchés locaux et internationaux.

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Le fer de lance de cette offensive se trouve dans les bananeraies, où une enveloppe massive de 2,37 milliards de FCFA a été débloquée. Pour Franklin Njie, le patron de l'agro-industrie, l'enjeu est de restaurer les standards de la banane dessert camerounaise sur l'échiquier mondial. Le dispositif est d'une précision chirurgicale : l'acquisition de plus de 1,9 million de sacs de protection traités et non traités vise à garantir l'intégrité des régimes contre les agressions phytosanitaires dès leur formation. Parallèlement, le sol reçoit sa part de cure avec un investissement de 341,8 millions de FCFA en NPK et 145,4 millions en urée à libération lente, des fertilisants critiques pour doper des rendements longtemps restés en deçà de leur potentiel. Cette logistique s'étend jusqu'au conditionnement final, avec l'achat de polybags Banavac et de dispositifs de protection post-récolte, indispensables pour franchir les frontières sans encombre.

Le secteur oléagineux n'est pas en reste, bien que la stratégie y soit plus ciblée. Le département "Palms" bénéficie d'une injection de 153,85 millions de FCFA pour sécuriser ses pépinières. L'achat de semences pré-germées (« chitted seeds ») et d'herbicides à base de glyphosate s'inscrit dans une vision à long terme : préparer le terrain pour la nouvelle huilerie dont la construction est financée par les récents accords de crédit. Car ce retour massif aux champs en 2026 n'est possible que grâce à l'assainissement drastique opéré par l'État. En apurant 15,7 milliards de FCFA d'arriérés de salaires en septembre dernier, le gouvernement a libéré la CDC d'un boulet social qui entravait ses capacités d'investissement opérationnel.

Désormais, la trajectoire est tracée vers une intégration industrielle totale. Avec les 47 milliards de FCFA dédiés aux nouvelles unités de transformation de l'hévéa et du palmier, la CDC ne veut plus seulement exporter des matières premières, mais de la valeur ajoutée. Ce plan d'urgence de janvier 2026 agit comme le catalyseur d'un redressement qui dépasse le cadre de l'entreprise pour toucher à la souveraineté alimentaire nationale. En musclant son offre, la structure parapublique envoie un signal fort aux investisseurs et aux partenaires bancaires : la machine est relancée, les intrants sont en terre, et la récolte de 2026 s'annonce comme celle de la dignité retrouvée pour les milliers de familles dépendantes de ce poumon vert.


Bernardo

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bernardo carlos ndjomo
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