Aluminium : Le groupe Naxya Holding injecte 100 milliards de FCFA pour la relance d'Alucam
Dernière mise à jours il y'a 2 joursNaxya Holding, maison-mère de Proalu SA, a transmis une offre de partenariat au Cameroun assortie d’une promesse d’injection de 100 milliards de FCFA. Après dix ans d’errance capitalistique depuis le départ de Rio Tinto en 2014, le seul producteur d’aluminium de la zone Cemac voit enfin le bout du tunnel. Mais au-delà du chèque, c’est une véritable architecture de filière industrialisante qui se dessine car Naxya ne veut pas seulement racheter une usine, elle entend verrouiller la chaîne de valeur bauxite-alumine-aluminium pour faire du Cameroun le maître d'œuvre de la Zlecaf.
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Le dossier, parvenu sur la table du Premier ministre le 30 décembre 2025, intervient alors qu’Alucam traîne un passif financier abyssal. Avec des pertes cumulées vertigineuses (23,7 milliards de FCFA pour la seule année 2024 et plus de 80 milliards sur les cinq derniers exercices) l'entreprise était devenue un fardeau pour le Trésor public, incapable de payer ses factures d'électricité. L'offre de Naxya Holding arrive donc comme une délivrance budgétaire. En proposant un actionnariat mixte, le groupe rassure l'État sur sa volonté de cohérence avec la politique industrielle nationale, tout en promettant une modernisation de l’outil de fonderie pour retrouver une capacité de production annuelle de 120 000 tonnes d'aluminium primaire.
L’avantage comparatif de Naxya réside dans sa filiale Proalu, qui érige actuellement à Douala une unité de transformation de 88 milliards de FCFA. La synergie est déjà opérationnelle : un contrat lie les deux entités depuis août 2024, garantissant à Alucam un débouché annuel de 48 milliards de FCFA. Mieux encore, Proalu a déjà injecté 10 milliards de FCFA en avance de trésorerie pour maintenir les cuves sous tension. Cette "garantie de relance" donne à la holding camerounaise une longueur d'avance sur ses concurrents, notamment le singapourien Eagle Eye et le trader suisse Bathco, dont les offres respectives de 70 % et 80 % des actifs semblent moins intégrées dans le tissu industriel local.
Le choix qui s'impose à Yaoundé est celui d'une souveraineté partagée. En acceptant l'offre de Naxya Holding, l'État s'offre le luxe d'une restructuration sans décaisser un seul franc public, conformément aux recommandations de la Chambre des Comptes. Le défi est de transformer Alucam en ce moteur de croissance capable de fournir la matière première nécessaire à la construction de câbles et de profilés "Made in Cameroon".
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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