Secteur aurifère : 53 permis retirés pour non-respect du Code minier
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresLe ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique a officialisé le 30 juin 2026, l'annulation pure et simple de 53 permis de recherche aurifère. La sanction administrative frappe directement une trentaine de compagnies minières nationales et internationales, coupables de manquements répétés vis-à-vis des obligations légales et d’un gel prolongé des chantiers d'exploration.
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Parmi les opérateurs sanctionnés figure la junior britannique BWA Group, par le biais de sa filiale Aracari Gold Cameroon Ltd, qui se voit dépossédée de ses droits exclusifs sur un bloc hautement prometteur de 1 260 kilomètres carrés localisé le long de la ceinture de cisaillement de Tcholliré-Banyo dans la région du Nord.
Le décret d'assainissement réglementaire libère de vastes superficies territoriales qui réintègrent immédiatement le domaine public de l'État en vue de futures réattributions à des investisseurs techniquement plus rigoureux. Outre le cas de BWA Group, qui perd ses licences sur les périmètres de Tcholliré Nord, Bandjoukri Ouest et Bandjoukri Centre, la liste des firmes déchues comprend également Sheng Hin Mining, Superland Mining ainsi que Reservoir Minerals Cameroon, entité contrôlée par la compagnie Oriole Resources qui cède ses trois concessions de Mana, Dogon et Sanga. La multinationale britannique conserve uniquement ses cinq permis de recherche sur les sables minéraux lourds (rutile et ilménite) localisés dans les provinces du Centre et du Sud. La sévérité de l'arbitrage ministériel traduit la volonté publique de réformer la gouvernance minière, dont l'apport global à la richesse nationale stagne sous la barre critique de 1 % du Produit Intérieur Brut (PIB).
La restructuration des concessions aurifères répond aux exigences de transparence formulées par le secrétariat international de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Les audits sectoriels ont mis en lumière des fuites massives de capitaux et des circuits logistiques d'exportation clandestine acheminant de l'or brut vers la place financière de Dubaï, privant le Trésor public de ressources fiscales substantielles. Les autorités de tutelle adossent le retrait des licences à des poursuites judiciaires ciblées visant plus d'une centaine d'opérateurs en situation d'illégalité complète sur le territoire national. La pérennité et la rentabilité future du secteur dépendront de la mise en place d'un système de traçabilité des flux de production à la sortie des puits et d'un contrôle douanier accru aux frontières aéroportuaires.
Nlend Flore
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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