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Commerce extérieur : Les acteurs formés aux règles d'origine

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

La maîtrise des instruments douaniers devient le principal levier d’expansion commerciale du Cameroun sur le marché continental. Du 29 juin au 2 juillet 2026, la capitale économique camerounaise a abrité un séminaire technique axé sur l’appropriation des règles d'origine dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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Coproduite par l’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’Union européenne et le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), l’initiative a regroupé une quinzaine de firmes locales. L'objectif étant de corriger la faible pénétration des marchandises camerounaises en Afrique; le continent n'absorbant que 12,7 % des exportations globales de la nation et ne fournissant que 9,5 % de ses importations, un volume dérisoire par rapport au bassin de 1,3 milliard de consommateurs ciblés par l’accord de libre-échange.

Le programme, baptisé RoO Africa Programme, ambitionne de structurer un réseau national d’experts qualifiés aptes à vulgariser les critères de nationalité économique des produits. L'éligibilité aux exemptions de barrières tarifaires est soumise à des critères de transformation stricts, dont l'ignorance provoque des litiges douaniers aux frontières, alourdit les coûts logistiques et paralyse les expéditions. Pour les opérateurs de l'hinterland, l'ajustement suppose une refonte de la traçabilité des intrants et une certification rigoureuse des chaînes d'approvisionnement. Bien que la Commission de la CEEAC répertorie déjà 400 produits admissibles au traitement préférentiel pour l'Afrique centrale, le nombre de structures camerounaises exploitant activement les avantages douaniers reste marginal. Seules des entités pilotes comme Alucam (lingots d'aluminium vers l'Algérie), GIC Afatex (produits agricoles séchés vers le Ghana), ou encore Cameroon Tea Estate et Ndawara Tea Estate (thé vers le marché ghanéen) ont matérialisé des flux physiques d'exportation sous l'égide du régime douanier libéralisé.

La viabilité de la pénétration commerciale dépend de l’intégration de la formation dans une chaîne de valeur plus globale incluant la numérisation des procédures douanières et l’harmonisation des pratiques administratives au sein de la zone CEMAC. La maîtrise des règles d'origine offre un avantage compétitif immédiat en réduisant les taxes de douane à l'entrée des pays tiers, sécurisant ainsi les marges des exportateurs face à la concurrence internationale. L'impact réel sur la balance commerciale nationale reste tributaire de la mise en conformité qualitative des biens manufacturés locaux, de la réduction des barrières non tarifaires persistantes et d'une volonté politique commune pour fluidifier les corridors logistiques transfrontaliers.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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