Scanning au PAD : Le Minfi ordonne le rétablissement immédiat de la SGS
Dernière mise à jours il y'a 14 heuresL'atmosphère s'alourdit sur les quais du Port Autonome de Douala (PAD), théâtre d'un bras de fer institutionnel qui interroge la hiérarchie des décisions au sommet de l'État. Dans une directive datée du 13 février 2026, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a formellement enjoint la direction du port de restaurer la Société Générale de Surveillance (SGS) dans l'intégralité de ses prérogatives opérationnelles.
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Cette sommation fait suite à l'éviction brutale du prestataire suisse, remplacé en début d'année par l'opérateur local Transatlantic D.SA. Pour la tutelle financière, ce blocage contrevient aux engagements contractuels de l'État, le bail liant le gouvernement à la SGS ayant été juridiquement étendu jusqu'en 2032 suite à la mise en service tardive du dernier équipement de pointe.
Le différend, qui oppose la Direction Générale du PAD à la Primature et au Ministère des Finances, a engendré une confusion opérationnelle préjudiciable aux flux commerciaux. En dépit des instructions du Premier Ministre, Joseph Dion Ngute, prescrivant une reprise des activités de la SGS dès le 30 janvier dernier, les sites d'inspection sont restés inaccessibles pour le géant du contrôle. Cette situation a forcé la Direction Générale des Douanes à naviguer à vue, acceptant temporairement d'exploiter les clichés fournis par Transatlantic D.SA pour éviter une paralysie totale de la sortie des marchandises. Toutefois, le Ministre des Finances souligne que cette flexibilité ne saurait valoir substitution définitive, rappelant que la sécurité juridique des investissements est le socle de l'attractivité économique du pays.
L'enjeu est avant tout budgétaire. Le scanning, maillon critique de la chaîne de dédouanement, est le garant d'une évaluation juste des droits et taxes. La persistance de ce climat d'incertitude fait peser une hypothèque réelle sur la mobilisation des recettes douanières pour l'exercice 2026. Pour Yaoundé, il ne s'agit pas seulement d'un conflit entre deux opérateurs, mais d'une lutte pour l'orthodoxie administrative : une entité sous tutelle ne peut s'affranchir des conventions signées par l'État souverain. Le rétablissement exigé de la SGS se présente donc comme une mesure de sauvegarde pour la fortune publique, visant à rétablir la fluidité et la transparence indispensables à la crédibilité de la place portuaire camerounaise.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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