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Riz : L'Afrique résiste à la baisse de la production mondiale

Dernière mise à jours il y'a 5 heures

Alors que les circuits d'approvisionnement sortent d'une période de forte abondance, les projections de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquent une contraction de la récolte rizicole globale pour la campagne 2026/2027.

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Sous l'effet combiné des anomalies climatiques attribuées au phénomène El Niño et d'un effritement des marges bénéficiaires des exploitants, les volumes mondiaux devraient reculer de 1,63 %, passant de 561,6 millions de tonnes à 552,4 millions de tonnes. Dans ce contexte d'essoufflement généralisé qui frappe l'Asie et le continent américain, la filière agricole africaine parvient seule à inverser la tendance.

Les prévisions d'un apport supplémentaire de 500 000 tonnes sur le sol africain traduisent les premiers impacts des stratégies de sécurité d'approvisionnement déployées à l'échelle régionale. La production du continent est attendue en hausse de 1,6 % pour atteindre un volume global de 29,3 millions de tonnes. Cette performance repose sur l'introduction de variétés céréalières à haut rendement, moins gourmandes en eau, et sur des politiques d'incitation économique.

À Madagascar et en Tanzanie, l'attrait de prix d'achat rémunérateurs a encouragé l'extension des superficies cultivées. En Égypte, la généralisation de semences améliorées permet de maintenir des rendements élevés. Si l'Afrique de l'Ouest s'inscrit globalement dans cette trajectoire positive, la situation reste contrastée. Des freins liés à la commercialisation pèsent sur la rentabilité au Nigeria et au Ghana, tandis qu'un déficit pluviométrique menace de limiter les récoltes au Bénin, au Togo et en Côte d'Ivoire.

Malgré la restructuration progressive des filières locales, les gains de productivité enregistrés ne parviennent pas encore à inverser les flux d'importation. Le rythme d'accroissement de la production nationale reste inférieur à la vitesse de la demande interne, portée par une croissance démographique soutenue et l'évolution des habitudes alimentaires des centres urbains.

L'Afrique demeure donc fortement tributaire du commerce international pour couvrir ses besoins de consommation courants. Les projections de la FAO pour le cycle 2026/2027 ne chiffrent pas encore les futures transactions douanières, mais les antécédents commerciaux rappellent la fragilité de cet équilibre : entre 2022 et 2024, les pays africains ont dû acquérir une moyenne annuelle de 18,6 millions de tonnes de riz sur le marché mondial pour combler leur déficit intérieur.


BCN

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bernardo carlos ndjomo
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