Compétitivité et attractivité : Six pays africains se distinguent
Dernière mise à jours il y'a 5 heuresLa capacité d'une nation à maintenir un cadre propice au développement des affaires se mesure désormais à sa résilience face aux chocs géopolitiques internationaux. L'évaluation de l'attractivité globale des économies dépasse les simples indicateurs de production pour intégrer la solidité des institutions et l'inclusivité sociale.
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C'est sur cette base que l'institut suisse IMD Business School a publié son rapport mondial sur la compétitivité pour l'année 2026, passant au crible 70 pays. L'étude croise 172 critères statistiques émanant d'organismes internationaux avec les perceptions de près de 7 000 dirigeants d'entreprise pour scruter des aspects structurels précis tels que l'État de droit, la transparence publique ou la flexibilité fiscale. Dans ce palmarès mondial, six pays d'Afrique parviennent à se distinguer.
Le fait marquant de cette édition réside dans la progression de l'Afrique du Sud, qui s'empare de la première place à l'échelle continentale et se hisse au 54ème rang mondial. Avec une note globale de 50,16 points, le pays progresse de dix places par rapport à l'exercice précédent. Cette performance est portée par la robustesse opérationnelle de son secteur privé, classé au 42ème rang mondial pour l'efficacité des entreprises. Cette avancée se réalise en dépit de contraintes persistantes, caractérisées par un rythme de croissance atone, une dette publique en hausse et des goulets d'étranglement logistiques.
Cette trajectoire permet à Pretoria de devancer le Kenya, désormais deuxième force compétitive du continent au 55ème rang mondial. Le groupe des nations africaines sélectionnées est complété par le Ghana (64ème), le Botswana (66ème), le Nigeria (68ème) et la Namibie (69ème). De manière générale, ces pays affichent de réels atouts dans la gestion et l'agilité de leurs entreprises, mais restent pénalisés par le manque d'infrastructures de base et les réformes nécessaires au sein de leurs administrations publiques.
À l'échelle internationale, la stabilité réglementaire et la performance des infrastructures technologiques dictent la hiérarchie. Singapour reconquiert son titre d'économie la plus compétitive de la planète, reléguant Hong Kong à la deuxième place et la Suisse au troisième rang. Taïwan et les Émirats arabes unis complètent la tête du classement, confirmant l'attractivité des places financières hautement numérisées. Les principales puissances commerciales globales affichent des positions en retrait face à ces pôles d'innovation. Les États-Unis occupent la 10ème position mondiale, suivis par la Chine qui s'établit au 12ème rang. Ces résultats rappellent que dans un environnement mondial fragmenté, la prévisibilité des institutions nationales constitue le premier critère de réassurance pour les investisseurs et les porteurs de capitaux.
Nlend Flore
Floyd Miles
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