Propriété intellectuelle : L’OAPI et l’OMPI jettent les jalons d’un réseau régional d'innovation
Dernière mise à jours il y'a 8 heuresLa capitale camerounaise Yaoundé accueille, depuis le 25 février 2026, une concertation de haute importance réunissant les délégués des 17 pays membres de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI).
Lire aussi : Foncier : La Cour suprême fustige les mauvaises pratiques au Mindcaf
Ce séminaire, organisé en étroite synergie avec l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), se focalise sur la structuration d'un réseau régional de centres d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI). Cette initiative concrétise les engagements actés en juillet 2025 à travers un mémorandum d'entente visant à doter l'espace africain d'infrastructures de pointe pour la gestion du savoir. Loin de n'être que des points d’information passifs, ces centres sont conçus comme des piliers de la chaîne de valeur industrielle, offrant aux inventeurs et aux entreprises un accès inédit aux banques de données mondiales de brevets.
L’enjeu de cette rencontre réside dans la capacité des économies de la zone à opérer une transition vers une croissance portée par la créativité et la recherche technique. En facilitant l’immersion des chercheurs, des universités et des petites et moyennes entreprises dans la littérature scientifique internationale, les CATI permettent d'optimiser les efforts d'invention en évitant la redondance des travaux. Pour les instances de l'OAPI, la pérennité économique du continent passe par une valorisation systématique des actifs immatériels. L'objectif est de transformer le génie local en titres de propriété industrielle solides, capables de générer des revenus et de renforcer la compétitivité du tissu productif face aux standards globaux.
À terme, le déploiement de ce maillage régional doit favoriser un environnement où la protection des idées devient le moteur du développement technologique. La constitution des CATI offre ainsi une plateforme de mutualisation des ressources et des expertises, indispensable pour bâtir une économie fondée sur la connaissance. En intégrant ces outils de veille et d'analyse dans leurs stratégies de développement, les États membres se donnent les moyens de sécuriser leurs découvertes tout en stimulant l'investissement privé dans les secteurs à forte intensité technologique. Cette dynamique collective, une fois consolidée, devrait permettre d'ancrer durablement l'Afrique dans la compétition mondiale pour l'innovation, transformant le potentiel créatif en un levier de prospérité tangible.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.