PIISAH : L'Irad redonne vie au blé dans l'Adamaoua
Dernière mise à jours il y'a 2 joursSous le regard attentif de Kildadi Taguiéké Boukar, gouverneur de la région, l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) a transformé les terres de l’ancienne Sodéblé en un laboratoire de souveraineté à ciel ouvert. Cette cérémonie solennelle marque un tournant de production et de transformation locale de cette céréale.
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Cette avancée s’inscrit dans la trajectoire du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH) pour la période 2024-2026. Sous la direction du Dr Noé Woin, l’IRAD a mobilisé plus de 200 hectares pour cette campagne de transition. Les résultats sont à la hauteur des investissements consentis par l’État : une production minimale de 600 tonnes de semences de base est attendue. Ce stock stratégique constitue le socle sur lequel reposera la production de semences certifiées dès l’année prochaine, avec pour objectif d’irriguer les coopératives agricoles sur l'ensemble du territoire national.
L’enjeu dépasse la simple performance agronomique. Il s'agit d'une riposte frontale à l’érosion du pouvoir d’achat et à la volatilité des marchés mondiaux. En concrétisant la subvention spéciale octroyée par le chef de l'État en juillet 2022, l’institut s’impose comme le pivot de la transformation structurelle de notre agriculture. Cette dotation a permis non seulement de réhabiliter des sites historiques comme celui de Wassandé, mais aussi d’expérimenter des variétés adaptées au climat local, capables de rivaliser en rendement avec les céréales importées qui pèsent si lourdement sur la balance commerciale.
Le déploiement technique observé à Wassandé préfigure une montée en puissance de la filière. Le Dr Noé Woin a tenu à souligner que cette moisson est le fruit d’une reconnaissance des efforts de recherche par le sommet de l’État. En générant quotidiennement des innovations destinées à soutenir les producteurs, l’IRAD ne se contente plus de tester, il produit des solutions. Pour 2027, la disponibilité de ces semences certifiées devrait permettre d'étendre les surfaces cultivables, réduisant ainsi mécaniquement la dépendance du Cameroun aux cargaisons de blé étranger.
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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