Changements climatiques : L’ONACC s'implante l’Extrême-Nord
Dernière mise à jours il y'a 2 joursL’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) a officiellement pris ses quartiers opérationnels dans la région de l’Extrême-Nord le jeudi 22 janvier 2026 en présence de Midjiyawa Bakari patron de la région.
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À travers la voix du Dr René Ramsès Meyong, chef de l’antenne régionale, l’institution ne s’est pas contentée d’une présentation formelle : elle a scellé un pacte de survie avec les acteurs humanitaires, transformant la donnée météorologique en une arme de protection massive pour des populations déjà éprouvées.
Cette implantation intervient à un moment charnière où les chiffres présentés par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) font froid dans le dos. En comparant les bilans de 2025 aux projections de ce début d’année, le constat est sans appel : les cycles de sécheresse et les inondations ne sont plus des exceptions, mais des variables structurelles d’instabilité. Avec des besoins humanitaires pour le Cameroun estimés à 191 milliards de FCFA en 2026, la précision des « services climatologiques » devient le levier indispensable pour éviter que l’aide ne soit qu’un pansement sur une plaie ouverte.
Le Dr René Ramsès Meyong a martelé une vérité que les sectoriels de la santé, de l’éducation et de l’eau-hygiène-assainissement ne peuvent plus ignorer : le coût de l’inaction est désormais prohibitif. Désormais, l’antenne régionale facilitera l’appropriation des informations de référence pour anticiper les chocs climatiques. Qu’il s’agisse des alertes décadaires sur les pics de chaleur ou de la surveillance des risques de maladies respiratoires et hydriques (particulièrement critiques en cette période d’harmattan) l’ONACC se positionne comme la source unique et fiable pour orienter les interventions sur le terrain.
Au sortir de cette concertation élargie au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), une directive claire a été formulée : chaque décision opérationnelle dans l'Extrême-Nord devra désormais être adossée à une expertise climatique. Ce déploiement marque une transition humanitaire réussie, où la gestion des risques de catastrophes ne repose plus sur la simple réaction, mais sur une anticipation rigoureuse. Pour les 2,1 millions de personnes déplacées ou vulnérables dans la région, ce bouclier prévisionnel représente bien plus qu'une innovation administrative ; c'est une garantie de résilience face à un climat qui ne laisse plus de place à l'improvisation.
BCN
Floyd Miles
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