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Performance : L'Afrique poursuit l'assainissement de ses finances publiques en 2025

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

Le paysage financier du continent africain amorce une phase de stabilisation bienvenue. Selon le rapport « Global Debt Monitor » publié le 25 février 2026 par l’Institut de la finance internationale (IIF), le ratio moyen de la dette publique par rapport au PIB est passé de 63,7 % à 62,8 % en un an.

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Cette décrue, bien que modeste, témoigne de la poursuite des efforts d'ajustement budgétaire entamés par de nombreuses capitales. Dans un contexte de durcissement des conditions de financement international, cette discipline permet de préserver des marges de manœuvre essentielles, même si des disparités subsistent, avec des nations comme le Sénégal ou la Zambie affichant des niveaux d'engagements encore supérieurs à 100 % de leur richesse nationale.

À l'inverse des économies développées, le secteur privé africain fait preuve d'une prudence remarquable. L’endettement des ménages ne représente que 13,6 % du PIB continental, tandis que celui des entreprises non financières stagne à 19,3 %. Ces chiffres contrastent radicalement avec les marchés matures (États-Unis, Zone euro, Japon), où les engagements des ménages et des entreprises atteignent des sommets dépassant souvent les 80 %. Cette structure de l'endettement suggère que le risque systémique en Afrique reste essentiellement souverain, le tissu productif et les foyers conservant une capacité de levier relativement intacte face aux chocs financiers globaux.

Pourtant, cette trajectoire africaine s'inscrit dans un environnement mondial alarmant. La dette globale a atteint le record de 348 000 milliards de dollars à la fin de l'exercice écoulé, tirée principalement par les déficits persistants des grandes puissances économiques. Alors que la dette mondiale a légèrement reflué en pourcentage du PIB pour s'établir à 308 %, les marchés émergents voient leurs ratios grimper au-delà de 235 %. Pour l'Afrique, le défi consistera à maintenir cette dynamique de désendettement progressif tout en mobilisant les ressources nécessaires pour combler le déficit d'infrastructures, dans un marché obligataire mondial de plus en plus saturé par les émissions des nations industrialisées.


Nlend Flore

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