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Secteur minier : Nouveau moteur de la résilience économique du Cameroun

Dernière mise à jours il y'a 3 heures

Dans ses dernières conclusions au titre de l’Article IV pour l’exercice 2026, le Fonds monétaire international (FMI) entrevoit une accélération graduelle de l'activité économique, avec une projection de croissance atteignant 4,6 % à l'horizon 2031. Toutefois, ce regain de dynamisme ne repose plus sur la rente pétrolière. L'institution de Bretton Woods est formelle : la pérennité de cette trajectoire dépend désormais de la capacité du pays à transformer son potentiel minier en réalité industrielle et à mener à terme des réformes de gouvernance souvent différées.

Longtemps restée au stade des annonces, la diversification minière entre dans une phase opérationnelle concrète. Le démarrage de l'exploitation du fer à Grand Zambi début 2025, suivi des premières expéditions tests en janvier 2026, marque un tournant historique pour le secteur non pétrolier. Parallèlement, le lancement officiel du projet de bauxite de Minim Martap en mars 2026 vient confirmer ce basculement de paradigme. Ces chantiers ne sont plus de simples intentions budgétaires, mais des moteurs de croissance réelle destinés à compenser l'érosion naturelle de la production de brut, à condition que la logistique et l'offre énergétique suivent la cadence.

Si le FMI salue l'effort d'investissement public, notamment soutenu par les 310 millions d'euros de la Banque africaine de développement pour le désenclavement de l'Est, il assortit ses prévisions de conditions strictes. L’assainissement des finances publiques reste le préalable non négociable. L’institution appelle à une gestion rigoureuse de la dépense, à l’opérationnalisation effective du Compte Unique du Trésor et à une mobilisation accrue des recettes fiscales. Sans cette discipline, les vulnérabilités extérieures  (illustrées par un déficit courant projeter à 3,9 % du PIB en 2025) pourraient fragiliser la stabilité macroéconomique durement acquise.

La sortie de la dépendance aux hydrocarbures impose également une amélioration radicale du climat des affaires. Le FMI insiste sur la mise en œuvre des recommandations issues de l'évaluation de la gouvernance de 2023, ciblant la lutte contre la corruption et la transparence de la gestion publique. Alors que la suite de la relation contractuelle avec le Fonds reste à définir, le Cameroun joue sa crédibilité sur sa capacité à transformer ces lancements de projets en flux d'exportation massifs. Les prochains mois feront office de test de vérité car la solidité de la « promesse minière » se mesurera à l'aune de la production effective et de la fluidité des corridors de transport.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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