Guerre au Moyen-Orient : Le spectre d'une nouvelle flambée des prix de l'énergie sur Afrique
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresL'escalade militaire sans précédent entre l'Iran, Israël et les États-Unis place l'économie africaine dans une zone de fortes turbulences. À la suite de la disparition de l'ayatollah Ali Khamenei et de l'intensification des frappes au Moyen-Orient, la menace d'une fermeture du détroit d'Ormuz et d'une paralysie de l'axe mer Rouge–Suez fait redouter un choc systémique.
Lire aussi : Guerrr au Moyen-Orient: Le détroit d'Ormuz, nouveau goulot d'étranglement des économies africaines?
Pour le continent, l'enjeu dépasse le cadre diplomatique : il s'agit d'une menace directe sur la stabilité des prix et la continuité des approvisionnements. Bien que non impliqués dans les hostilités, les États africains se retrouvent exposés à une double crise énergétique et logistique, révélant une fois de plus la fragilité des économies extraverties.
Le détroit d'Ormuz représente le talon d'Achille énergétique du continent. Alors que 20 % du pétrole mondial y transite chaque jour, une interruption du trafic provoquerait mécaniquement une envolée des cours du brut et du gaz naturel liquéfié. La majorité des nations africaines, importatrices nettes de produits raffinés, subiraient de plein fouet une hausse des factures pétrolières, une érosion des réserves de change et un renchérissement des coûts de transport. Une telle pression budgétaire contraindrait les gouvernements à accroître les subventions aux carburants pour contenir les tensions sociales, au risque de dégrader davantage les déficits publics déjà fragilisés par les crises antérieures.
Sur le front logistique, l'insécurité en mer Rouge fragilise l'axe Suez, par lequel transitent 15 % du commerce mondial. Le détournement des navires vers le cap de Bonne-Espérance allonge les délais et fait exploser les coûts du fret maritime. Pour des pays comme le Soudan ou Djibouti, dont plus de 30 % des échanges dépendent de l'itinéraire, les répercussions sur la sécurité alimentaire et l'inflation importée sont immédiates. Dans un contexte où le continent tente de consolider les équilibres post-pandémie, la paralysie des artères stratégiques impose une réflexion urgente sur le renforcement de l'autonomie régionale et la réduction de la dépendance aux chaînes de valeur globales.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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