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Intelligence artificielle : Un levier à 1,5 trillion de dollars pour l'Afrique

Dernière mise à jours il y'a 5 heures

Selon les projections de Price Waterhouse Coopers (PwC), l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) pourrait injecter cette enveloppe colossale dans l'activité économique de l'Afrique, représentant une contribution de 6 % au produit intérieur brut global.

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 Une telle mutation ne relève plus de la simple conjecture : avec plus de 2 400 organisations actives dans l'innovation, dont une majorité de startups, l'appareil productif s'approprie les outils numériques pour transformer des secteurs critiques tels que la santé, l'agriculture et l'éducation. Bien que la part des contributions locales sur les plateformes de développement comme GitHub reste modeste, la présence des auteurs africains a quintuplé en une décennie, signalant une montée en puissance du capital humain.

Toutefois, le dynamisme entrepreneurial se heurte à une domination encore écrasante des puissances traditionnelles. Pour combler le fossé, le continent structure la réponse autour de cadres multilatéraux. Des initiatives telles que la Déclaration de Windhoek ou le plan directeur de l'Alliance Smart Africa visent à harmoniser les réglementations et à favoriser l'adoption de l'IA « du laboratoire au marché ». L'accent est mis sur une technologie inclusive, soutenue par des pôles d'excellence à l'instar du Centre africain de recherche sur l'IA (ARCAI) inauguré en République du Congo. La mission de l'institution est de garantir une souveraineté numérique face aux géants mondiaux, tout en réduisant la fracture numérique persistante.

Le défi majeur reste celui de la gouvernance et de l'éthique. Si le nombre de pays disposant de lois sur la protection des données a doublé en dix ans, la nécessité d'un cadre juridique contre les biais algorithmiques et la discrimination devient impérieuse. L'UNESCO et l'Union Africaine plaident pour un contrôle humain permanent sur les systèmes, afin qu'ils respectent les droits fondamentaux inscrits dans la Charte africaine. En consolidant les infrastructures et en modernisant les systèmes de formation, l'Afrique ambitionne de passer du statut de nation « en éveil » à celui d'acteur majeur, capable de transformer le retard technologique en un avantage comparatif durable pour les décennies à venir.


Bernardo

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