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Ingénierie et conseil : Egis ouvre la cession de six filiales africaines en interne

Dernière mise à jours il y'a 11 heures

Le groupe a officialisé la cession de six de ses filiales (situées au Cameroun, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, au Kenya et à Madagascar) à leurs propres dirigeants locaux. Cette opération de rachat interne (Management Buy-Out), structurée autour d’un nouveau holding nommé Infras et basé à Casablanca, marque une nouvelle étape dans le déploiement d’Egis en Afrique.

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L’entité Infras est pilotée par Arnaud de Rugy, ancien haut responsable d'Egis sur le continent, entouré des directeurs pays concernés. Ce transfert d’actionnariat, qui concerne plus de 500 collaborateurs, est présenté par la direction d'Egis comme un moyen d'affiner son focus sur les projets d'envergure. Si le groupe cède la gestion directe de ces filiales, il maintient sa présence dans 25 pays africains à travers des missions de conseil et conserve ses concessions stratégiques, notamment aéroportuaires et routières, au Congo, en Zambie et en Ouganda.

La nouvelle feuille de route, pilotée par Laure Russier depuis le siège régional marocain, vise à concentrer les ressources sur les secteurs ferroviaire, portuaire et énergétique. L’objectif affiché est de privilégier une croissance ciblée sur des infrastructures complexes tout en s'appuyant sur les pôles d'expertise renforcés au Maroc et en Afrique du Sud.

Au Cameroun, ce retrait intervient dans un climat marqué par un différend administratif et juridique. Le groupe Egis, associé à Fayat au sein de la coentreprise Tollcam, est au cœur d'un litige avec l'État camerounais concernant le projet d'automatisation de 14 postes de péage routier. Le contrat, signé en 2019 dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP), a été suspendu unilatéralement par le gouvernement en février 2024.

Selon les données de la Chambre des comptes, ce contentieux a été porté devant la Cour internationale d’arbitrage de Paris, Tollcam réclamant une indemnisation de 30 milliards FCFA à l'État. Dans ce contexte, la naissance d'Infras au Cameroun soulève des questions sur la continuité des missions d'ingénierie locales. Bien que la nouvelle direction assure le maintien des effectifs et des projets en cours, le secteur des infrastructures observe avec attention si cette recomposition saura préserver la dynamique d'investissement dans un marché aux besoins de financement toujours croissants.


BCN

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