Gestion des déchets : La CUD investit 367 millions de FCFA pour un centre de transfert à Bonaberi
Dernière mise à jours il y'a 2 joursDouala refuse de s’avouer vaincue par la montagne de 2 700 tonnes de détritus qu’elle génère chaque jour. Et pour ce faire, la Communauté urbaine de Douala (CUD) vient de débloquer une enveloppe de 367 millions de FCFA pour doter l’arrondissement de Douala 4e d’un centre de transfert de déchets ultra-moderne.
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À Bonaberi, zone à la densité démographique asphyxiante et aux défis d'insalubrité chroniques, cette infrastructure ne sera pas une simple zone de stockage, mais un pivot névralgique destiné à casser les coûts de transport et à fluidifier le ballet des camions-bennes. En misant sur ce hub de transit, le maire Roger Mbassa Ndine installe une courroie de transmission vitale entre les quartiers périphériques et les centres de traitement finaux, transformant une contrainte environnementale en un modèle d’efficience budgétaire et opérationnelle.
L'implantation de ce second centre de transfert, après l’expérience pionnière de Youpwè en 2024, coïncide stratégiquement avec l'entrée en scène de Genelcam, le nouvel opérateur chargé du ramassage à Bonaberi. L’objectif est purement mathématique : en regroupant les déchets localement avant de les convoyer par des engins de grosse capacité, la CUD espère reproduire l’exploit économique réalisé par Hysacam à Youpwè, où les coûts de transport avaient chuté de 23 %, passant de 13 000 FCFA à 10 500 FCFA par tonne. Pour Genelcam, cette infrastructure à 367 millions de FCFA représente une bouffée d’oxygène opérationnelle, lui permettant de multiplier les rotations de collecte dans les zones enclavées sans subir l'érosion financière liée aux longs trajets vers les sites de décharge saturés.
Au-delà de la simple logistique, le projet de Bonaberi se veut le laboratoire de l’économie circulaire au Cameroun. La mairie de Douala ambitionne d’y intégrer des entreprises spécialisées dans le tri et le recyclage, valorisant ainsi une partie des flux avant leur acheminement final. Cette approche permet non seulement d'alléger la charge des sites de traitement, mais aussi de créer une chaîne de valeur verte au cœur de la capitale économique. Si le nom du prestataire de construction reste encore confidentiel, le message politique est clair : l'investissement de 367 millions de FCFA est le gage d'une ville qui ne se contente plus de déplacer ses ordures, mais qui rationalise chaque kilo de déchet pour restaurer la dignité urbaine de ses quartiers les plus populaires.
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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