ÉNERGIE : Les Émirats arabes unis débloquent 4,5 milliards de dollars pour l'Afrique
Dernière mise à jours il y'a 1 moisLe 39e Sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba a servi de tribune à Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan, ministre d’État émirati, pour officialiser une offensive financière d'envergure. À travers l’« Africa Green Investment Initiative », Abou Dhabi mobilise 4,5 milliards de dollars destinés à catalyser plus de 60 projets d’énergie propre.
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Ce déploiement cible un spectre technologique large, incluant le solaire, l’éolien, la géothermie ainsi que l’hydrogène vert et les systèmes de stockage par batteries. Cette annonce s'accompagne de l'ambition portée par l’initiative « Etihad 7 », dont l'objectif est de raccorder 100 millions de personnes au réseau électrique d’ici 2035, confirmant la volonté des Émirats de s'ériger en partenaire de premier plan pour le développement du continent.
L'engagement émirati s'appuie sur une force de frappe financière déjà éprouvée. Entre 2019 et 2023, les investissements cumulés des Émirats arabes unis en Afrique ont franchi le cap des 110 milliards de dollars, avec une concentration notable de 70 milliards dans le seul secteur énergétique. En complément de la nouvelle enveloppe, la société Masdar prévoit un programme distinct de 10 milliards de dollars pour accélérer la transition. Cette dynamique intervient alors que le marché photovoltaïque africain affiche une croissance de 42 %, signalant une réceptivité accrue des économies locales aux solutions décarbonées malgré la persistance des modèles basés sur les combustibles fossiles.
Pourtant, cette injection de capitaux se heurte à l'immensité des besoins structurels. Selon les dernières données de la Banque mondiale, environ 666 millions d'Africains demeurent exclus du réseau électrique, un déficit particulièrement aigu en Afrique subsaharienne. Si l’initiative d'Abou Dhabi est salutaire, elle reste modeste face aux 150 milliards de dollars d'investissements cumulés jugés nécessaires par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) pour atteindre l'accès universel à l'horizon 2035. Actuellement, le continent ne capte que 2 % des investissements mondiaux dans les énergies vertes. La réussite de ce partenariat dépendra donc de sa capacité à entraîner d'autres flux financiers pour transformer le potentiel naturel de l'Afrique en une souveraineté énergétique réelle et inclusive.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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