RCA : Le pays mobilise 76,9 milliards de FCFA pour le développement de l'agriculture et des transports
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresÀ peine les échos de la parade d'investiture dissipés, Faustin-Archange Touadéra a choisi de placer son troisième mandat sous le signe d'une rupture de la doctrine de l'économie de comptoir. En effet, le 31 mars 2026, la présidence centrafricaine a acté une alliance stratégique avec des capitaux britanniques. Ce virage, loin d'être une simple annonce de coopération, cible les deux goulots d'étranglement qui brident le décollage du pays a savoir l'archaïsme agraire et l'enclavement logistique.
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Le volet le plus massif de cette entente, porté par le groupe DSR Londres, injecte 98 millions de dollars dans les terroirs centrafricains. L'ambition dépasse la simple fourniture de matériel ; il s'agit de restructurer le socle productif de plus de 400 000 foyers ruraux. En déployant une armada de 850 tracteurs et des milliers d'équipements techniques, Bangui entend restaurer la fertilité de 335 000 hectares. Mais le véritable saut qualitatif réside dans l'industrialisation in situ du manioc, du coton et du café. En transformant ces denrées sur son sol, la République centrafricaine cherche à briser le cycle de la dépendance aux cours mondiaux des matières brutes pour capter, enfin, la rente technologique et commerciale.
Le second pilier, d'une valeur de 30 millions de dollars, s'attaque à la sclérose des transports. L'accord conclu avec Trans African Railway Systems LTD prévoit l'intégration de 300 véhicules de transport moderne pour fluidifier les corridors nationaux. Cette modernisation du parc roulant est le corollaire indispensable de la relance agricole car, sans une logistique agile, la production industrielle resterait captive des bassins de production. Ce projet s'articule par ailleurs avec le chantier titanesque du chemin de fer devant relier la capitale au complexe portuaire de Kribi, au Cameroun, dessinant ainsi les contours d'une intégration régionale renforcée.
Si la signature de ces accords témoigne d'une vision cohérente de la « 7e République », la réussite de cette mue structurelle dépendra de la solidité du cadre institutionnel. Dans une économie souvent perçue comme vulnérable, le défi de l'exécution reste entier. Le gouvernement devra transformer ces intentions budgétaires en chantiers visibles, tout en garantissant un environnement sécuritaire propice à la pérennité de ces investissements lourds. Pour Bangui, l'enjeu est désormais de prouver que l'investissement productif peut devenir le moteur de la paix durable par le développement.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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