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Corridor Douala-Bangui : Le coût de la remise à niveau évalué à 890 milliards de FCFA

Dernière mise à jours il y'a 21 heures

Le gouvernement camerounais active un programme de modernisation sans précédent pour ses infrastructures de transport. Le ministère des Travaux publics a procédé à l'estimation du coût global de la remise à niveau du corridor Douala-Bangui, un axe vital de 800 kilomètres. Ce projet ambitionne de transformer la logistique régionale en réduisant drastiquement les temps de parcours et les frais d'exploitation des transporteurs. Pour l'économie de l'Afrique centrale, ce tronçon représente le poumon des échanges entre le littoral camerounais et les pays enclavés de l'hinterland.

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Le déploiement de ce chantier est organisé de manière progressive pour garantir son efficacité. La première phase, dont le lancement est prévu pour 2027, nécessite une enveloppe de 425 milliards de FCFA. Elle se concentre sur les sections les plus sollicitées, notamment entre Douala et Yaoundé, et inclut la construction d’un second ouvrage de franchissement sur la Dibamba. En marge des travaux de génie civil, ce volet initial intègre des réformes rigoureuses sur la gestion de l'entretien routier et le contrôle de la charge à l'essieu, conditions essentielles pour pérenniser l'investissement public.

La seconde étape du programme, attendue dès 2028, s'attaque aux barrières non tarifaires et à l'organisation des services de transport. Avec un besoin de financement estimé à environ 300 milliards de FCFA, cette phase vise à simplifier les procédures de passage aux frontières et à renforcer le cadre institutionnel. L'objectif est d'impliquer plus étroitement le secteur privé dans la gestion des pôles logistiques. Pour boucler ce tour de table, le Cameroun sollicite l'appui de partenaires multilatéraux de premier plan tels que la Banque mondiale, la Banque islamique de développement et l'Union européenne.

L'impact de la connectivité routière sur le progrès de l'Afrique est fondamental. La phase finale du projet, prévue à l'horizon 2031 avec un budget de 164 milliards de FCFA, se focalise sur l'émergence d'activités productives le long du tracé. En facilitant l'accès aux services de base et en soutenant les filières agricoles, la route doit devenir un véritable vecteur d'inclusion sociale et d'attractivité pour l'agro-industrie. Chaque kilomètre réhabilité renforce la position du Cameroun comme plateforme de transit incontournable et consolide la stabilité économique d'une sous-région en quête de croissance autonome. Chaque investissement dans le bitume est une promesse de prospérité partagée pour les populations du bassin de la CEMAC.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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