Climat socio-économique : La montée des cours du pétrole et des engrais accentue la pression sur l'Afrique
Dernière mise à jours il y'a 1 heuresLes équilibres monétaires et budgétaires de l'Afrique subissent un choc exogène d'une rare intensité. Un rapport conjoint de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union africaine (UA) et du PNUD révèle que vingt-neuf devises nationales traversent une phase de dépréciation préoccupante. Ce mouvement de repli, amorcé par le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient fin février, est aujourd'hui amplifié par le renchérissement du baril de brut, mettant à rude épreuve la résilience des nations les plus dépendantes des importations.
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La hausse brutale des cours pétroliers, dont la progression a excédé 50 % à la clôture du mois de mars, impacte directement les balances commerciales. Cette crise met en exergue la fragilité des circuits d'approvisionnement transitant par le Golfe. Les statistiques du transport aérien indiquent notamment que 70 % du kérosène utilisé sur le continent dépend de la fluidité du détroit d’Hormuz. Cette situation engendre une augmentation mécanique du coût de la dette extérieure et réduit les capacités financières des États pour l'achat de biens de première nécessité.
Les répercussions du conflit touchent également le secteur agricole à un moment charnière. Les entraves à la fourniture d'intrants critiques, tels que l'ammoniac et l'urée, surviennent en pleine période de semis. Ce déficit de fertilisants fait peser un risque sérieux sur les rendements des prochaines récoltes, menaçant la stabilité nutritionnelle de nombreuses régions. Pour les ménages vulnérables, ce contexte se traduit par une poussée inflationniste qui fragmente le pouvoir d'achat et aggrave les précarités sociales.
Face à l'urgence, les institutions panafricaines exhortent les gouvernements à accélérer les réformes structurelles. La sécurisation de l'accès aux produits stratégiques et la promotion du commerce intra-africain, sous l'égide de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), constituent les seuls remparts crédibles face à l'instabilité des marchés mondiaux. Pour le président de la BAD, Sidi Ould Tah, seule une action coordonnée permettra d'amortir ces chocs cycliques tout en jetant les bases d'une autonomie productive et énergétique durable.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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