CEMAC : La croissance économique devrait fléchir à 2,9 % en 2026
Dernière mise à jours il y'a 1 heuresL’activité économique en Afrique centrale s'apprête à changer de rythme. Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique centrale, réuni le 2 avril dernier au siège de l’institution, a révisé ses ambitions.
Pour l’exercice 2026, la progression du Produit Intérieur Brut (PIB) communautaire est désormais attendue à 2,9 %, marquant un recul par rapport au taux de 3,5 % enregistré l’année précédente. Ce ralentissement intervient alors que les désordres géopolitiques au Moyen-Orient rebattent les cartes des marchés mondiaux de l'énergie.
L'escalade militaire internationale a provoqué, dès février 2026, une envolée des cours du pétrole d'environ 40 %. Pour les nations productrices de la sous-région, les conséquences de ce choc sont ambivalentes. Si l'augmentation des prix de vente gonfle mécaniquement les revenus d'exportation, elle alourdit symétriquement le coût des approvisionnements en carburants raffinés. Cette hausse des charges logistiques menace d’asphyxier les entreprises locales par un renchérissement des matières premières, tout en accentuant la pression sur les budgets publics via le poids des subventions énergétiques.
Malgré les vents contraires, le bilan de l’institut d’émission affiche des garanties solides sur le flanc monétaire. La stabilité du franc CFA ne semble pas menacée, soutenue par une accumulation stratégique de devises. La BEAC table sur une couverture des importations par les réserves de change s'élevant à 4,52 mois, un niveau nettement supérieur au seuil d'alerte des trois mois. Cette solidité des avoirs extérieurs offre à la zone une protection efficace contre les spéculations et garantit la fluidité des règlements internationaux.
Sur le front de la cherté de la vie, les prévisions demeurent encourageantes. L'indice des prix à la consommation devrait se stabiliser à 2,3 % en 2026. Bien qu'en légère progression par rapport aux 2,1 % de l'an passé, le niveau reste confortablement ancré sous la barre fatidique des 3 % fixée par les critères de convergence de l'Union monétaire. Le pilotage prudent de la masse monétaire, couplé à une gestion rigoureuse des avoirs extérieurs, conforte le rôle de la banque centrale comme rempart contre l'instabilité, même si le dynamisme de la production réelle marque le pas.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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