Cacao : Le prix du kg franchit à nouveau la barre de 2000 FCFA
Dernière mise à jours il y'a 2 moisLe marché du cacao camerounais est en effervescence sur les quais du port de Douala. Selon les données compilées par le Système d’information des filières (SIF), le prix à l’embarquement (FOB) a franchi à nouveau le cap symbolique des 2 000 FCFA, s'établissant précisément à 2 109 FCFA le kilogramme au 10 février 2026.
Lire aussi : Café robusta : Le Cameroun décroche 2 distinctions lors de la conférence AFCA 2026 en Éthiopie
Cette progression est spectaculaire par sa soudaineté : à peine cinq jours plus tôt, les cours stagnaient à 1 800 FCFA. Ce redressement de 17 % en un laps de temps aussi court illustre la volatilité actuelle des échanges internationaux, tout en offrant une bouffée d'oxygène aux exportateurs après un début de mois morose.
Toutefois, ce rebond à l'exportation peine encore à ruisseler intégralement vers les bassins de production. Malgré la vigueur des cours portuaires, la rémunération perçue par les planteurs reste prisonnière d'une fourchette comprise entre 1 800 et 1 900 FCFA le kilogramme. Ce niveau de prix bord champ marque un net recul par rapport aux sommets atteints lors des campagnes précédentes, où les tarifs aux producteurs avaient culminé jusqu'à 6 000 FCFA. Cet écart souligne un décalage entre les prévisions gouvernementales, qui tablaient sur une moyenne comprise entre 3 200 et 5 400 FCFA, et la réalité actuelle des transactions au sein des coopératives, où la prudence des acheteurs semble l'emporter sur l'embellie des marchés mondiaux.
L'enjeu de cette remontée des prix dépasse le simple cadre agricole pour toucher à l'équilibre macroéconomique du pays. Depuis le premier trimestre 2025, la fève rouge a officiellement détrôné les hydrocarbures comme principal moteur des exportations camerounaises. Avec des revenus s'élevant à 500,3 milliards de FCFA sur cette période, le cacao pèse désormais pour près de 45 % des recettes globales de l'État. La stabilité de cette rente est donc cruciale pour la balance commerciale nationale. Dans ce contexte, la capacité du secteur à maintenir un prix FOB élevé, tout en réduisant le différentiel de rémunération en faveur des agriculteurs, déterminera la pérennité de ce leadership économique face aux incertitudes climatiques et à la concurrence des autres pays producteurs.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.