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Agro-industrie : Le prix du cacao repasse devant celui du café robusta

Dernière mise à jours il y'a 5 heures

Une légère correction s'opère sur le marché intérieur des matières premières agricoles. Selon les relevés du Système d’information des filières (SIF), le prix du kilogramme de cacao a de nouveau dépassé celui du café robusta en ce début de mois d'avril 2026. Alors que les deux cultures ont fluctué à des niveaux quasi identiques ces dernières semaines, la fève se négocie désormais entre 1 275 et 1 375 FCFA, contre une fourchette de 1 200 à 1 300 FCFA pour le café. Ce différentiel de 75 FCFA redonne l'avantage au cacao, après une période de parité inhabituelle qui avait marqué les esprits dans les bassins de production

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Si ce redressement offre une bouffée d'oxygène aux producteurs, il demeure très en deçà des projections ambitieuses formulées par les autorités. En début de campagne, les pouvoirs publics avaient fondé leurs prévisions sur une valorisation comprise entre 3 200 et 5 400 FCFA le kilogramme. L'écart entre cette cible institutionnelle et la réalité du terrain souligne la difficulté de stabiliser les revenus ruraux face aux mécanismes de prix imposés par les places boursières internationales.

Cette déconnexion avec les objectifs nationaux s'explique par un retour à l'équilibre de l'offre globale. Selon l’Organisation internationale du cacao (ICCO), l'actuelle saison 2025-2026 devrait se solder par une production excédentaire. Ce cycle de croissance, qui fait suite à trois années de déficit marqué, exerce une pression baissière continue sur les cotations. Dans ce contexte, le marché camerounais, bien qu'en phase de reprise par rapport au café, subit les conséquences de l'abondance des fèves sur les marchés de référence.

La persistance de cet excédent mondial limite les perspectives de remontée spectaculaire des prix à court terme. Pour les analystes, cette situation contraint les producteurs à une vigilance accrue sur la qualité des récoltes afin de capter les meilleures primes possibles. L'enjeu pour le secteur réside désormais dans la capacité des acteurs locaux à naviguer au sein de cette conjoncture moins favorable, tout en maintenant les investissements nécessaires à la pérennité des plantations malgré une rémunération moins attractive que prévu.


BCN

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