Accès à l'eau potable en Afrique : le temps de l'action
Dernière mise à jours il y'a 1 heuresL'accès à l'eau potable ne saurait rester sous le prisme des déclarations d'intention. Les 15 et 16juillet 2026, la capitale tchadienne a réuni de nombreux pays et des partenaires internationaux dans le cadre du Forum africain de l'eau. Il faut le dire : organiser un sommet de plus ne n'étanchera pas le soif de plus de 400 millions d'africains toujours privés d'eau potable. La répétition des grands-messes prendrait résolument des airs de résignation coupable si aucun changement radical de méthode n'intervient dans l'urgence.
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Le constat est accablant et exige un procès en responsabilité. Année après année, les gouvernements rejettent la faute sur le dérèglement climatique ou sur la lenteur des déboursements des bailleurs de fonds internationaux. La disparition progressive du lac Tchad et la détresse des populations rurales sont d'abord le résultat d'un abandon budgétaire national. Attendre que les partenaires financiers internationaux résolvent la crise de l'eau en Afrique constitue une abdication stratégique totale. La souveraineté ne se négocie pas dans les salons feutrés, elle se bâtit sur le terrain par des choix financiers courageux.
L'annonce d'un plan d'investissement de 3,8 milliards de dollars à N'Djamena ne doit être un trompe l'œil. Sans une volonté politique de fer pour éradiquer la mauvaise gestion administrative, ces chiffres resteront de la poudre aux yeux. La vétusté des réseaux de distribution, l'absence d'infrastructures d'assainissement et la faillite des régies publiques découlent d'un manque criard de rigueur. La ressource existe, les compétences techniques sont disponibles ; c'est l'arbitrage politique des priorités se présente comme la pièce qui manque au puzzle depuis des décennies.
Il est temps d'imposer une rupture définitive. La priorité absolue doit être d'inscrire l'eau au cœur des budgets souverains, en sortant progressivement du joug étranger. La gouvernance des grands bassins exige des actes de fermeté administrative et des contrôles impitoyables contre le gaspillage des deniers publics. L'eau est l'un des droits prioritaires d'un peuple. Par un sursaut de volonté et le choix de la rigueur budgétaire, les dirigeants africains doivent enfin passer des paroles aux actes pour bâtir une prospérité autonome, digne et durable.
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Bonne lecture !
EWC, DP
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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