Transformation industrielle : L'Afrique enregistre des progrès notables depuis 2010
Dernière mise à jours il y'a 3 heuresLa publication de l’Indice de l’industrialisation en Afrique 2025, conçu conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), l’Union africaine et l’ONUDI, révèle que 41 des 54 nations du continent ont vu leur notation s'apprécier entre 2010 et 2024.
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Ce mouvement d’ensemble se traduit par une hausse de 6,4 % de la note médiane continentale, qui s'établit désormais à 0,5353 point sur une échelle de 0 à 1, témoignant d'un resserrement des écarts de performance entre les économies de tête et les pays historiquement moins avancés.
Cette dynamique globale consacre un bouleversement historique au sommet de la hiérarchie économique régionale. Bénéficiant d'un effort soutenu de modernisation, le Maroc s'empare pour la première fois de la pole position avec un score de 0,8415 point, supplantant l'Afrique du Sud dont l'indice recule à 0,8396 point en raison d'un effritement progressif de ses indicateurs de performance. Le groupe des dix économies les plus avancées, majoritairement dominé par l'Afrique du Nord (Égypte à 0,7827 point et Tunisie à 0,7760 point), enregistre l'émergence de nouvelles places fortes subsahariennes : le Sénégal et la Côte d’Ivoire, qui ferme la marche du premier quintile avec un score de 0,6173 point, évinçant ainsi la Libye et le Botswana. Parallèlement, des pays comme le Rwanda, le Bénin et la République démocratique du Congo signent les plus fortes progressions de la période en gravissant au moins cinq échelons.
Malgré cette convergence sectorielle, la consolidation du tissu industriel reste suspendue à d'importants défis de compétitivité et d'intégration régionale. Si la valeur ajoutée manufacturière globale est en nette progression en valeur absolue, passant de 285 milliards de dollars en 2020 à 351 milliards de dollars en 2025, la force de frappe industrielle du continent demeure marginale à l'échelle internationale. L'Afrique capte encore moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et ne pèse que pour 1,4 % des exportations globales de produits finis. L'accélération de cette transition requiert l'abandon des stratégies nationales isolées au profit de corridors transfrontaliers stimulés par les mécanismes de la ZLECAf, le déploiement massif de zones économiques spéciales et la mobilisation de capitaux mixtes pour le financement des infrastructures de production.
Asaba
Floyd Miles
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