RDC : L’émirati IRH propulse le secteur de l'étain
Dernière mise à jours il y'a 2 joursInternational Resources Holding (IRH), le bras armé des Émirats Arabes Unis, savoure le rachat d'Alphamin Resources opéré en juin 2025. Alors que les cours de l'étain viennent de pulvériser un record à 53 462 USD la tonne sur le London Metal Exchange, la mine de Bisie (véritable joyau du Nord-Kivu représentant 6 % de l'offre mondiale) tourne à plein régime.
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Sous la houlette émiratie, ce site hors norme défie les turbulences sécuritaires de l'Est congolais pour s'imposer comme le poumon d'une chaîne d'approvisionnement mondiale en proie à une pénurie structurelle, propulsant la RDC au rang d'arbitre incontournable de la transition énergétique.
L'exercice 2025 s'est achevé sur une belle performance pour Alphamin : une production de 18 576 tonnes, dépassant les objectifs initiaux, et un EBITDA bondissant de 25 % pour atteindre 341,4 millions USD. Pour 2026, l'ambition portée par IRH est de franchir le cap des 20 000 tonnes, soit la capacité nominale du site. Cette montée en puissance industrielle est portée par un alignement de planètes exceptionnel. D'un côté, une demande insatiable pour les soudures de semi-conducteurs et les batteries lithium-ion ; de l'autre, une offre mondiale étranglée par la suspension de 1 000 mines illégales en Indonésie et les retards de réouverture au Myanmar. Dans ce vide laissé par les géants asiatiques, l'étain de Bisie, dont le prix moyen de vente a grimpé de 13 % en un an, devient la valeur refuge des industriels de la tech.
Pourtant, cette "bonne affaire" émiratie navigue en eaux troubles, entre spéculation effrénée et volatilité géopolitique. Les analystes de l'International Tin Association avertissent que l'étain reste structurellement instable, déconnecté des fondamentaux par des positions spéculatives massives. Pour IRH, le défi de 2026 sera de sécuriser l'extraction face aux risques sécuritaires permanents qui ont déjà imposé de brèves suspensions de production l'an dernier. La rentabilité record, marquée par une distribution de dividendes de 123 millions USD en 2025, dépendra de la capacité d'Abu Dhabi à stabiliser son périmètre opérationnel au Nord-Kivu. En verrouillant l'un des gisements les plus riches au monde, les Émirats ne font pas que réaliser un investissement financier ; ils s'offrent un levier de souveraineté sur les composants critiques du futur, transformant le sous-sol congolais en une pièce maîtresse de leur diplomatie économique globale.
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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