Pétrole et gaz : Le Cameroun anticipe une baisse de 24,6% de la production en 2027
Dernière mise à jours il y'a 5 heuresL'industrie des hydrocarbures fait face à une érosion structurelle de ses capacités d'extraction, laquelle devrait lourdement grever les finances publiques lors des prochains exercices budgétaires.
Lire aussi : commerce intra-africain : Les banques de la CEMAC adoptent les règlements en devises locales
Le fléchissement des courbes de rendement coïncide avec le départ programmé de l'unité flottante de liquéfaction Hilli Episeyo, dont le retrait des eaux territoriales interviendra en juillet 2026 au terme d'un cycle opérationnel de huit ans au large de Kribi. La fin de l'exploitation de la plateforme industrielle, opérée par l'armateur norvégien Golar LNG en synergie avec le groupe français Perenco et la Société nationale des hydrocarbures (SNH), prive momentanément l'appareil d'État de sa seule infrastructure d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL), dont le volume d'expédition avait été hissé à 1,4 million de tonnes annuelles en 2022.
La stratégie de reformatage de l'amont pétrolier prévoit un sursaut technique à moyen terme pour inverser la courbe d'épuisement des gisements historiques. Les projections gouvernementales planifient une remontée de l'activité extractive à hauteur de 14,9 % en 2028, suivie d'une accélération de 18,1 % pour l'année 2029. La concrétisation de la trajectoire ascendante repose sur l'attribution de cinq nouveaux blocs d'exploration finalisée le 24 avril 2026 par la SNH. Le gisement de Bolongo, localisé dans le bassin sédimentaire de Rio del Rey, est échu à l'opérateur Octavia Energy Corporation Limited. Parallèlement, la firme Murphy West Africa Ltd a capté les droits de prospection sur quatre blocs stratégiques du bassin de Douala/Kribi-Campo, dénommés Etinde Exploration, Tilapia, Elombo et Ntem.
Le basculement des licences d'exploration en phases de production marchande demeure toutefois assujetti à la levée de lourdes contraintes juridiques et industrielles. Les administrations d'Afrique centrale doivent impérativement clore les négociations des contrats de partage de production (CPP) et garantir la mobilisation des flux de capitaux internationaux requis pour le forage des puits. Le calendrier de redressement de la filière extractif reste tributaire du respect des délais de mise en exploitation des structures par les consortiums pétroliers. L'atteinte des équilibres financiers projetés pour l'horizon 2028 dépendra exclusivement de l'aptitude de l'État à convertir les options d'exploration en volume de barils effectifs pour compenser le vide logistique laissé par le navire-usine.
Nlend Flore
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Articles similaires
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.