Pêche et aquaculture : La Guinée équatoriale veut créer de nouvelles opportunités d'exportations dès 2027
Dernière mise à jours il y'a 9 heuresMalabo intensifie la mise en valeur des ressources maritimes afin d'inverser la dépendance alimentaire du pays et générer des ressources financières hors pétrole. Les projections formulées par la présidence équatoguinéeenne à l'issue de l'inspection des chantiers d'Ela Nsok, d'Oveng et d'Ayantangan positionnent l'exercice 2027 comme le point de départ des premières expéditions de produits de la pêche vers l'étranger.
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L'ambition s'adosse sur le Projet d'appui au développement des chaînes de valeur du secteur de la pêche et de l'aquaculture, doté d'une enveloppe de 36,7 milliards de FCFA (44,8 millions d’unités de compte) octroyée par la Banque africaine de développement. L'objectif d'ici 2027 vise à porter la production globale à 27 791 tonnes par an, contre une capacité initiale établie à 9 665 tonnes.
Le déploiement des opérations accuse toutefois des retards opérationnels depuis le premier déblocage de fonds survenu en 2020. Les captures artisanales plafonnent à 9 000 tonnes pour une cible fixée à 22 400 tonnes, marquant une progression marginale de 1 000 tonnes. Les segments industriels et aquacoles stagnent respectivement à 650 tonnes et 15 tonnes, loin des projections arrêtées à 1 300 tonnes et 4 091 tonnes. En dépit de cette inertie, les auditeurs de l'institution financière multilatérale notent une exécution à 80 % du plan d'action validé en 2025, ouvrant la voie à la consommation des 52,24 % de crédits encore disponibles avant l'échéance de clôture fixée à juin 2027.
La restructuration du secteur halieutique répond à des urgences économiques immédiates. La demande nationale équatoguinéeenne atteint 100 000 tonnes annuelles, contraignant l'État à solliciter les fournisseurs étrangers. La facture des importations de poissons a représenté 9,1 milliards de FCFA en 2024, absorbant 10 % de l'enveloppe budgétaire globale consacrée aux achats extérieurs du pays. Le redressement des capacités de production locales permettra d'alléger la pression sur les réserves de devises tout en positionnant l'économie équatoguinéeenne parmi les fournisseurs halieutiques de la zone CEMAC.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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