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Marchés mondiaux : Les prix des produits alimentaires en chute

Dernière mise à jours il y'a 9 heures

L’année 2026 s’ouvre sur une note d’espoir pour la sécurité alimentaire. Selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publié le 6 février, l’indice mondial des prix alimentaires a enregistré son cinquième mois consécutif de baisse, porté par une détente sur les produits laitiers, la viande et le sucre.

Le baromètre de la FAO, qui suit l'évolution des cours internationaux des produits alimentaires les plus échangés, s'est établi à 123,9 points en janvier 2026. Bien que le recul soit léger (0,4 % par rapport à décembre), cette tendance marque une rupture bienvenue après une année 2025 globalement inflationniste. Cette décrue offre un signal positif aux marchés internationaux, même si des disparités subsistent selon les produits.

Cette détente de l'indice global a été principalement alimentée par la performance de trois secteurs clés qui ont agi comme des moteurs de déflation. Les produits laitiers ont affiché la chute la plus spectaculaire avec un repli de 5 % en un seul mois, suivis par le sucre dont le cours international a diminué de 1 %. La viande a également contribué à cette dynamique avec une baisse plus modérée de 0,4 %. Ces retraits combinés ont permis de compenser les pressions observées sur d'autres denrées et de stabiliser le panier de base à l'exportation. À l'inverse, le secteur des huiles végétales fait figure d'exception avec une hausse mensuelle de 2,1 %. Cette remontée s'explique par le renchérissement du soja et du tournesol, mais surtout par la tension sur l'huile de palme. Cette dernière subit les effets conjugués d'un ralentissement saisonnier de la production en Asie du Sud-Est et d'une demande à l'importation particulièrement robuste, due à une amélioration de la compétitivité de ses prix.

Le secteur des céréales, pivot de l'alimentation mondiale, affiche une stabilité relative avec une progression mineure de 0,2 %. Si le prix du blé stagne, celui du maïs tend à baisser grâce à des disponibilités mondiales massives qui parviennent à absorber la forte demande américaine pour l’éthanol et les incertitudes climatiques en Amérique Latine (Brésil et Argentine). Les perspectives pour l'année à venir sont d'ailleurs « au beau fixe ». La FAO prévoit une production céréalière mondiale atteignant le chiffre record de 3,02 milliards de tonnes pour la campagne 2025/2026. Cette performance historique est portée par des volumes sans précédent pour le blé, le maïs et le riz.

L'élément le plus rassurant de ce rapport concerne le ratio mondial stocks-utilisation des céréales. Ce dernier devrait atteindre son plus haut niveau depuis 2001. En termes clairs, le monde dispose de réserves suffisamment robustes pour faire face à d'éventuels chocs, ce qui devrait limiter les risques de pénuries brutales ou de flambées spéculatives des prix dans les mois à venir. Si la vigilance reste de mise face aux aléas climatiques, ce début d'année 2026 confirme que les tensions sur l'offre mondiale de denrées de base s'apaisent enfin, offrant une marge de manœuvre cruciale aux pays importateurs pour stabiliser leurs économies locales.


Ndjomo Carlos

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