Lutte contre le paludisme : La suspension des financements pourraient coûter 83 milliards USD à l'Afrique subsaharienne d'ici 2030
Dernière mise à jours il y'a 3 moisSelon un récent rapport de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA) et de l'ONG Malaria No More UK, intitulé « The price of retreat », une résurgence de la maladie pourrait amputer le Produit Intérieur Brut (PIB) de la région de 83 milliards de dollars d'ici à 2030.
Lire aussi : Attractivité des investisseurs : Voici le top 10 des destinations les moins risquées en Afrique
Après deux décennies de progrès durant lesquelles la mortalité due au paludisme a été réduite de moitié, la situation devient préoccupante. Le manque de ressources financières pour les programmes de prévention a freiné les avancées. De plus, un « alignement malheureux » du changement climatique, de la résistance croissante des moustiques aux insecticides et de l'insécurité compromet l'efficacité des interventions existantes.
L'Afrique subsaharienne, qui a concentré 95 % des cas mondiaux de paludisme en 2023 (environ 263 millions de cas), risquerait de payer le prix fort d'une réduction sévère des financements internationaux. Les modélisations économétriques menées par les auteurs du rapport dressent un portrait sombre en cas d'arrêt des interventions. 83 milliards de dollars seraient perdus d'ici 2030 en Afrique subsaharienne en raison de la baisse de productivité et des frais de santé. Près de 990 000 décès qui peuvent être évités et 525 millions de cas supplémentaires seraient à craindre d'ici à la fin de la décennie. L'absentéisme scolaire augmenterait considérablement, entraînant une perte de revenus futurs estimée à 19,7 milliards de dollars pour les enfants concernés. La maladie perturberait les chaînes d'approvisionnement et mettrait en péril 3,4 milliards de dollars de flux commerciaux entre la région et les pays du G7. Même un scénario moins extrême, avec une diminution de seulement 20 % des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, pourrait tout de même coûter 5,14 milliards de dollars de PIB et causer 82 000 décès évitables.
À l'inverse, le rapport met en lumière les bénéfices d'un financement adéquat. Si l'objectif de mobilisation de fonds est atteint, les efforts de lutte pourraient générer une augmentation du PIB de l'Afrique subsaharienne de 230 milliards de dollars et sauver 1,86 million de vies d'ici 2030. Ceci s'accompagnerait d'une hausse de 10,3 milliards de dollars des échanges commerciaux avec les membres du G7. La lutte contre le paludisme est donc un puissant catalyseur de développement économique et non pas une simple dépense sanitaire. Alors qu'une réunion pour la reconstitution des ressources du Fonds mondial est prévue le 21 novembre en Afrique du Sud, le rapport appelle à une mobilisation ferme des dirigeants africains et à une solidarité maintenue des nations du G7 pour assurer une victoire durables contre cette pathologie.
Bernardo
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.