Infrastructures : La CCAA finalise le Projet de Développement du Secteur des Transports
Dernière mise à jours il y'a 7 joursL'envol définitif vers les standards de sûreté les plus rigoureux de la planète est désormais programmé. La Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) peaufine les derniers détails opérationnels sur ses plateformes internationales, le Projet de développement du secteur des transports (PDST) entame sa phase décisive
Lire aussi : Entretien routier : Ecobank et le Fonds Routier sur les mêmes pas
Avec un taux de réalisation affiché de 98 %, ce programme d'infrastructure, financé par la Banque mondiale, s'apprête à livrer ses ultimes chantiers en juin prochain. Ce n'est pas seulement une question de bitume ou de clôtures ; c'est une mutation structurelle qui redéfinit la souveraineté aérienne du Cameroun. Entre centres d'urgence high-tech et périmètres sécurisés, le pays se dote d'un bouclier invisible mais impénétrable, garantissant que les aéroports de Douala, Yaoundé, Garoua et Maroua ne soient plus seulement des escales, mais des forteresses de confiance pour les compagnies mondiales.
Le bilan technique présenté lors du comité de pilotage de décembre 2025 à Douala révèle une métamorphose profonde des quatre hubs ciblés. À Yaoundé-Nsimalen, les infrastructures critiques sont déjà opérationnelles, à l'instar du Centre directeur des opérations d’urgence (CDOU) et de la route de patrouille sécurisée. À Douala, la réhabilitation de la clôture de sûreté et l’installation d’un data center de dernière génération marquent une rupture avec les méthodes artisanales du passé. Ces équipements, essentiels pour la centralisation des données de vol et de sécurité, permettent au Cameroun d'anticiper les crises plutôt que de les subir. Les aéroports septentrionaux de Garoua et Maroua-Salak ne sont pas en reste, bénéficiant également d'une mise à niveau technologique destinée à sécuriser les flux dans une zone régionale sensible.
Ce saut qualitatif ne s'est pourtant pas fait sans turbulences. Initialement prévu pour s'achever en 2024, le calendrier du volet aérien doté d'une enveloppe de 30,4 milliards de FCFA a été confronté à des contraintes de conformité draconiennes imposées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Ces exigences ont nécessité des ajustements techniques constants, prolongeant les délais mais garantissant une certification sans faille. En ce premier semestre 2026, les derniers efforts se concentrent sur l'extension de la vidéosurveillance intelligente et le parachèvement des routes de patrouille pour l'aviation légère à Douala. Pour la CCAA, l'échéance de juin 2026 n'est pas une simple date administrative, mais le point d'orgue d'un investissement de 113 milliards de FCFA (incluant le volet routier Babadjou-Bamenda) visant à désenclaver le pays par le ciel et par la terre.
L'aboutissement de ce projet positionne le Cameroun comme un leader de la sûreté aéroportuaire en Afrique Centrale. En intégrant des systèmes de défense passifs et actifs de pointe, le pays réduit drastiquement les risques d'intrusion et d'actes d'interférence illicite, critères devenus primordiaux pour l'attractivité des hubs logistiques. Pour les passagers et les opérateurs de fret, cette modernisation signifie une fluidité accrue et une sécurité invisible mais omniprésente. Alors que le rideau s'apprête à tomber sur le PDST en juin 2026, le ciel camerounais n'a jamais semblé aussi dégagé, prêt à soutenir les ambitions de croissance d'une économie résolument tournée vers l'ouverture internationale.
Bernardo
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.