Entretien routier : Ecobank et le Fonds Routier sur les mêmes pas
Dernière mise à jours il y'a 6 joursLe siège du Fonds routier à Yaoundé, a servi de cadre d'échanges, le 20 janvier 2026, à la rencontre entre l'administrateur Aubin Esaïe Moussa et Sylvestre Ouattara, responsable du pôle CEMAC chez Ecobank. Objectif: poser les jalons d'une alliance financière pour l'entretien du réseau routier.
Lire aussi : Finance durable : British International Investment mise sur un fonds vert d'un milliard de dollars
Face à l'asphyxie budgétaire qui menace la maintenance du réseau national, le géant bancaire propose d'importer au Cameroun ses modèles de succès éprouvés en Côte d'Ivoire. L'enjeu est de taille : transformer un système de collecte de ressources souvent grippé en une véritable machine de guerre au service de l'entretien routier, en injectant de l'agilité bancaire là où les lourdeurs administratives freinaient jusqu'ici le déploiement des engins de génie civil.
Le constat de départ impose une action d'urgence. Malgré le décret présidentiel de juillet 2025 qui a pourtant élargi les prérogatives du Fonds routier, l'institution subit une cure d'amaigrissement budgétaire sévère en 2026. Avec une enveloppe de 50 milliards de FCFA, contre 61,5 milliards l'année précédente, le déficit de financement devient vertigineux face aux 1 097 milliards de FCFA jugés nécessaires pour la mise à niveau du réseau. Ecobank entend combler ce fossé par deux leviers stratégiques : l'optimisation des mécanismes de collecte des redevances et la structuration de financements lourds pour les grands projets de réhabilitation. Cette ingénierie financière doit permettre de lisser la trésorerie du Fonds, garantissant ainsi le paiement régulier des prestataires du BTP et évitant l'arrêt prématuré des chantiers.
Au-delà de la gestion des flux, ce partenariat vise à crédibiliser le Fonds routier sur les marchés financiers. En s'appuyant sur l'aura d'Ecobank, l'établissement public pourra mieux mobiliser des ressources dédiées auprès d'investisseurs institutionnels, transformant ses deux guichets "entretien" et "investissement" en pôles de performance certifiés. Dans une économie camerounaise où la route reste le principal vecteur d'échanges, cette synergie entre capitaux privés et gestion publique des infrastructures apparaît en ce début d'année 2026 comme l'unique voie pour sauvegarder un patrimoine routier sous haute tension et assurer la fluidité des corridors de transit régionaux.
BCN
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.