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Industrie extractive : La Côte d’Ivoire vise 150 000 barils/jour pour le gisement Baleine

Dernière mise à jours il y'a 52 minutes

Le consortium pétrolier associant la major italienne Eni (47,25 %), le négociant helvétique Vitol (30 %) et la compagnie d'État Petroci Holding (22,75 %) a paraphé, le 25 mai 2026, la décision finale d'investissement (DFI) relative à la troisième phase opérationnelle du champ Baleine.

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La convention scelle la mobilisation d'une enveloppe globale de 4 milliards de dollars, soit environ 2 253,6 milliards de FCFA. Cet effort de capitalisation vise à décupler les capacités de raffinage et d'extraction de ce gisement majeur situé à 70 kilomètres au large d'Abidjan, par des fonds marins de 1 200 mètres dans le bassin de Tano.

Le déploiement de cette ultime phase technique poursuit l'objectif d'accroître la production de brut pour la porter de 60 000 à 150 000 barils par jour. Sur le segment gazier, les projections tablent sur un bond des volumes quotidiens de 80 à 200 millions de pieds cubes, une ressource stratégique destinée à alimenter les centrales thermiques locales. Ces nouveaux flux modifieront profondément le profil énergétique de la Côte d'Ivoire, dont le bilan consolidé pour l'exercice 2024 se limitait à 6,1 millions de barils de pétrole brut et 2,4 milliards de mètres cubes de gaz naturel. L'infrastructure logistique prévoit l'intégration d'une nouvelle unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) configurée pour minimiser les rejets de carbone, conformément aux engagements de décarbonation opérationnelle défendus par le directeur général d'Eni, Claudio Descalzi.

La mise en valeur de cette structure s'inscrit dans un calendrier industriel particulièrement serré depuis la découverte initiale du puits Baleine-1x en septembre 2021. Après une mise en production initiale en août 2023, la deuxième phase, activée fin décembre 2024 via le FPSO Petrojarl Kong et l'unité de stockage Yamoussoukro, a permis d'atteindre un palier actuel de 62 000 barils de pétrole et 75 millions de pieds cubes de gaz par jour. Parallèlement à cette accélération des chantiers, des mouvements actionnariaux s'opèrent en coulisses : Eni a formalisé en janvier dernier la cession d'une quote-part de 10 % de ses intérêts au groupe azerbaïdjanais Socar, une transaction en attente du quitus des autorités ministérielles ivoiriennes. Cet investissement consacre la présence historique du groupe italien qui, depuis 2015, a exploré dix blocs en eaux profondes, portant son ancrage industriel direct à 22 000 barils équivalent pétrole par jour.


Nlend Flore

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