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Gisements de Lomié et d'Akonolinga : La sonamines en quête d'investisseurs

Dernière mise à jours il y'a 2 mois

La Société Nationale des Mines (Sonamines) vient de formaliser deux appels internationaux à manifestation d’intérêt afin de sceller des partenariats technico-financiers pour la mise en valeur de gisements dont le potentiel demeure, jusqu'ici, sous-exploité.

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Cette offensive concerne prioritairement le complexe polymétallique de cobalt-nickel-manganèse de Lomié-Nkamouna, situé dans la région de l'Est, ainsi que le bloc rutilifère d'Akonolinga, dans le Centre. Pour Yaoundé, l'enjeu est de transformer ces réserves en leviers de croissance effectifs, capables de prendre le relais des revenus pétroliers.

Le dossier de Lomié-Nkamouna marque un tournant après le retrait définitif, en février 2025, du permis d'exploitation jadis attribué à l'opérateur Geovic. Ce site, rétrocédé à la Sonamines pour défaut de mise en valeur durant deux décennies, recèle des ressources estimées à 68 millions de tonnes de minerai. Avec des teneurs significatives en cobalt et en nickel, ces substances s'inscrivent dans la catégorie des métaux critiques, indispensables à la fabrication des batteries et aux technologies de la transition énergétique mondiale. Parallèlement, le projet d'Akonolinga, délaissé par le groupe Eramet au stade de la préfaisabilité, est désormais prêt pour une exploitation d'envergure, avec des projections atteignant un million de tonnes de rutile à haute teneur.

Pour attirer des partenaires à la hauteur de ces ambitions, la Sonamines a instauré des critères de sélection particulièrement rigoureux. Les candidats doivent justifier d'une expertise sectorielle d'au moins quinze ans et d'un chiffre d'affaires annuel moyen de 150 millions de dollars sur les cinq dernières années. Ces exigences visent à garantir que les futurs adjudicataires disposeront de l'assise financière nécessaire pour actualiser les études d'impact environnemental et supporter les coûts de développement des infrastructures. La vision défendue par le directeur général de la Sonamines, Serge Hervé Boyogueno, repose sur une exploitation conforme aux standards internationaux, garantissant une remontée de valeur optimale pour l'économie nationale.

L'aboutissement de ces partenariats permettrait au Cameroun de se positionner durablement sur l'échiquier minier continental. Au-delà de la simple extraction, le cadre des nouveaux contrats public-privé insiste sur le transfert de technologies et la création d'emplois locaux. En 2025, la sécurisation de ces titres miniers par l'État a préparé le terrain pour une année 2026 placée sous le signe de l'investissement direct étranger. La réussite de cette relance dépendra de la capacité du pays à offrir une stabilité contractuelle et opérationnelle aux géants du secteur, dans un marché global où la compétition pour l'accès aux minerais critiques s'intensifie de jour en jour.


Ndjomo Carlos

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