Actu Eco » Business and coorporation

Gabon : L'IFC et Hydroneo lancent les études du barrage d’Irouba

Dernière mise à jours il y'a 7 heures

Sous l'égide du vice-président Alexandre Barro Chambrier, la Société financière internationale (IFC) et le producteur indépendant Hydroneo ont acté le lancement des études techniques, sociales et environnementales du futur barrage d'Irouba. Située dans le sud du pays, cette infrastructure d'une capacité de 25 MW s'inscrit dans une volonté gouvernementale d'accroître l'offre nationale pour répondre à une demande urbaine et industrielle en constante progression.

Lire aussi : Congo Brazzaville : Le secteur des assurances affiche un bilan contrasté

Le projet d'Irouba n'est que la partie émergée d'une stratégie plus vaste portée par Hydroneo, qui développe actuellement un pipeline de 81 MW à travers trois sites clés : Irouba, Egoumbi (30 MW) et Boukondzo (26 MW). Samuel Zekri, fondateur de la structure, souligne que cet accord avec le bras financier de la Banque mondiale vise à préparer la décision finale d'investissement. Le Gabon, dont le potentiel hydroélectrique est estimé à plus de 6 000 MW, n'exploite pour l'heure que 15 % de cette ressource, laissant une marge de manœuvre considérable pour la substitution des énergies fossiles.

Cette offensive sur le renouvelable intervient dans un climat de tension pour le secteur électrique national. Avec une capacité installée oscillant entre 750 et 800 MW pour 2,5 millions d'habitants, le Gabon reste tributaire d'importations depuis la Guinée équatoriale et de solutions thermiques onéreuses. La fragilité du système a récemment été mise en lumière par les menaces de suspension de service de la centrale flottante de Karpowership (150 MW), suite à des arriérés de paiement. La concrétisation d'ouvrages comme Irouba est donc perçue comme un impératif de sécurité pour limiter les délestages récurrents qui frappent la capitale.

Le gouvernement, via la Gabon Power Company (GPC), a engagé un programme d'investissement massif de 900 milliards FCFA. L'objectif est d'injecter 700 MW supplémentaires dans le réseau d'ici la fin de la décennie. Outre Irouba, plusieurs chantiers d'envergure sont déjà lancés, à l'instar de Kinguélé Aval (35 MW), dont la mise en service est attendue cette année, ou encore le projet de Booué (400 MW). En couplant ces nouvelles capacités à l'extension de 300 km de lignes de transport, Libreville entend bâtir une architecture énergétique robuste, capable de soutenir durablement l'essor économique du pays.


Bernardo

bernardo2
bernardo carlos ndjomo
10 0

Commentaire(s) du post

Nous sommes ravis que vous souhaitiez laisser un commentaire sur notre site. Pour nous aider à maintenir un environnement respectueux et constructif, nous vous invitons à fournir votre nom, prénom et adresse e-mail. Cela permettra également de créer une communauté engagée et authentique. Nous apprécions votre contribution et nous avons hâte de lire votre commentaire. Merci d'avance!

Africa First Club

Inscrivez vous à notre Newsletter

© Africa First Club. All Rights Reserved. Design by Brice eyebe