Financement du commerce : La BAD étend son réseau à la GHIB
Dernière mise à jours il y'a 6 heuresLa résorption des goulots d'étranglement financiers qui freinent le commerce intra-africain progresse par le renforcement des mécanismes de couverture multilatéraux. La Banque Africaine de Développement (BAD) a formalisé à Abidjan un accord de confirmation avec la Ghana International Bank (GHIB), institution de droit britannique sous actionnariat ghanéen.
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Le partenariat s'opère via l'instrument de garantie de transaction, un dispositif non financé conçu pour neutraliser le risque de non-paiement des lettres de crédit émises par les banques locales du continent. L'initiative vise à endiguer l'exclusion financière dont souffrent les marchés frontières, pénalisés par la raréfaction des lignes de crédit internationales indispensables à l'approvisionnement des économies régionales.
Les statistiques institutionnelles chiffrent le déficit de financement du commerce en Afrique dans une fourchette oscillant entre 100 et 120 milliards de dollars par an. Pour atténuer le resserrement du crédit, le mécanisme de la BAD garantit jusqu'à 100 % du risque de défaut envers les banques confirmantes, avec un délai d'approbation contractuel fixé à 48 heures. Depuis le lancement initial du programme d'aide au commerce en 2013, le portefeuille global de l'institution multilatérale a sécurisé un volume de transactions évalué à 13,8 milliards de dollars, s'appuyant sur un réseau interconnecté de 129 intermédiaires financiers. Bien que la valeur nominale de l'engagement conclu avec la GHIB n'ait pas été divulguée, les interventions de nature similaire affichent des enveloppes d'intervention comprises entre 10 millions et 20 millions de dollars par ligne approuvée.
L'élargissement du réseau de contrepartie cible de façon prioritaire des zones économiques à faible revenu comme le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée et la Gambie. Les places financières de la côte ouest-africaine subissent les répercussions du retrait progressif des grands groupes bancaires occidentaux, à l'instar de HSBC, Citi ou Standard Chartered, qui ont restreint leurs opérations de correspondance au cours des dix dernières années pour des motifs de rentabilité face aux contraintes de conformité. Le positionnement de la GHIB, établie sur la place financière de Londres, offre un relais technique précieux pour fluidifier les flux de marchandises. L'activation des garanties s'avère fondamentale pour accompagner le déploiement opérationnel de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont l'essor reste tributaire de la disponibilité d'instruments financiers acceptés à l'échelle internationale.
Bernardo
Floyd Miles
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