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Filière banane : Les exportations de la CDC chutent de 12% en juin 2026

Dernière mise à jours il y'a 10 heures

L'appareil productif de la Cameroon Development Corporation (CDC) traverse une phase de contraction sévère à l'entame de la période d'exportation fruitière. Les relevés de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam) mettent en relief une baisse de régime historique pour l’unique opérateur à capitaux publics de la filière.

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 Les expéditions de bananes à l'international ont plafonné à 3 085 tonnes au cours du mois de juin 2026, matérialisant un recul de 12 % par rapport aux 3 508 tonnes expédiées le mois précédent. Le volume s'établit au niveau plancher de l'année en cours, rompant avec la dynamique observée de janvier à avril, où les volumes d'exportation oscillaient respectivement à 4 231 tonnes, 3 234 tonnes, 3 822 tonnes et 3 233 tonnes.

Le fléchissement des performances à l'international coïncide avec la transition saisonnière et l'apparition du stress hydrique qui affecte cycliquement les plantations industrielles. Les contraintes climatiques aggravent les difficultés structurelles de la firme, deuxième recruteur de main-d’œuvre du pays après l'administration centrale. L'entreprise agro-industrielle peine à surmonter les séquelles financières provoquées par l'instabilité socio-politique persistante dans les zones anglophones du Sud-Ouest. L'arrêt prolongé de multiples unités d'exploitation agro-pastorale engendre un manque à gagner chronique, privant le Trésor public de précieuses devises issues des filières hévéa, palmier à huile et banane.

Le bilan d'exploitation de la structure fait ressortir l'ampleur du déficit foncier à corriger pour restaurer la compétitivité de la filière nationale. Les estimations techniques font état de 14 349 hectares de terres arables matures laissées en friche en raison de l'insécurité résiduelle dans les bassins de production majeurs. Le déficit d'approvisionnement en intrants agricoles indispensables, tels que les engrais et les produits de traitement phytosanitaire, paralyse le renouvellement des cultures. Pour préserver les parts de marché du Cameroun sur l'échiquier mondial, le top management industriel doit restructurer les lignes de financement destinées à la relance technique des plantations sinistrées.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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