Finance durable : British International Investment mise sur un fonds vert d'un milliard de dollars
Dernière mise à jours il y'a 6 joursL'architecture du financement climatique mondial vient de s'enrichir d'un moteur à propulsion hybride. Au cœur de la City londonienne, l'agence britannique British International Investment (BII) a propulsé le lancement du fonds Allianz Credit Emerging Markets (ACE), un mastodonte d'un milliard de dollars conçu pour briser les plafonds de verre de l'investissement vert.
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Ce véhicule de "finance mixte" ne se contente pas d'aligner des chiffres ; il réinvente la solidarité financière en utilisant 150 millions de dollars de capitaux publics concessionnels comme un bouclier contre les premières pertes, afin d'attirer dans son sillage 850 millions de dollars de capitaux privés jusque-là frileux. Pour l'Afrique, qui recevra une part record de 40 % de ces ressources, cette annonce marque le passage d'une écologie de constat à une écologie de chantier, où le risque est désormais partagé pour que la transition énergétique devienne enfin bancable.
Le dispositif ACE, géré par Allianz Global Investors, a déjà sécurisé 690 millions de dollars d'engagements dès son premier jour, témoignant de l'appétit des investisseurs pour des portefeuilles à fort impact environnemental. En injectant 40 millions de dollars comme investisseur de référence, BII ne se contente pas d'apporter du cash ; l'institution apporte un gage de crédibilité institutionnelle. Les fonds seront prioritairement fléchés vers quatre piliers de l'économie bas-carbone : les infrastructures d'énergies renouvelables, la mobilité électrique, l'agriculture résiliente et l'inclusion financière verte. Cette approche sectorielle vise à transformer durablement le visage des métropoles émergentes, en remplaçant les énergies fossiles par des solutions décentralisées et durables.
Cependant, cette percée de la finance mixte en 2026 ne va pas sans soulever des interrogations critiques. Si le fonds ACE ambitionne de devenir l'un des plus grands véhicules de ce type jamais créés, des institutions comme l'OCDE et la Banque mondiale restent vigilantes. Les experts pointent du doigt la complexité structurelle de ces montages et leur dépendance persistante aux fonds publics pour attirer le privé. Surtout, au-delà de l'effet d'annonce du milliard de dollars, le défi reste l'exécution : les besoins mondiaux pour le climat se chiffrent en milliers de milliards. En ce début d'année 2026, le succès du fonds ACE servira de laboratoire grandeur nature : si le pari de BII et d'Allianz réussit, il pourrait enfin prouver que l'Afrique n'est pas une terre de risque climatique, mais le premier marché d'avenir de la croissance verte.
BCN
Floyd Miles
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