Éducation de base : Paul Biya autorise un accord de prêt de 36 milliards de FCFA
Dernière mise à jours il y'a 12 heuresVia le décret présidentiel datant du 26 janvier 2026, le chef de l'État a officiellement ratifié l'Accord de prêt conclu le 16 octobre 2025 entre la République du Cameroun et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
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Ce décret présidentiel constitue la clé de voûte d’une architecture financière ingénieuse, mobilisant plus de 36 milliards de FCFA pour le Projet d’appui à l’éducation de base (PAEBC). Pour Yaoundé, l’enjeu est de transformer l’école de proximité en un sanctuaire de savoir moderne, capable de briser les cycles de précarité. En activant ce cycle de financement massif, le chef de l'État Paul Biya ne se contente pas de bâtir des murs ; il investit dans la ressource la plus précieuse du pays, s’appuyant sur des partenaires stratégiques du monde arabe pour forger un système éducatif résilient, inclusif et prêt pour les défis de la décennie.
Ce financement de 18,078 milliards de FCFA octroyé par la BADEA s'imbrique dans un puzzle de crédits aux mécanismes diversifiés. Au-delà du prêt classique, le Cameroun explore avec audace les sentiers de la finance islamique pour contourner les écueils de l'endettement traditionnel. L’accord inclut notamment une formule de "vente à tempérament" de 12,05 milliards de FCFA avec la Banque Islamique de Développement (BID), où l'intérêt s'efface au profit d'une marge commerciale fixe et échelonnée. À cela s'ajoute le soutien du Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID) à hauteur de 6,025 milliards de FCFA. Cette triangulation financière permet à l'État de mobiliser des ressources substantielles tout en diversifiant ses sources de financement extérieur, garantissant une flexibilité nécessaire dans un contexte économique mondial marqué par le durcissement des conditions de crédit.
Sur le terrain, la métamorphose annoncée par le ministre de l'Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, se veut tangible et immédiate. Le PAEBC ne se limite pas à la simple érection de salles de classe et de blocs sanitaires ; il s'attaque aux racines de la performance pédagogique. Les fonds permettront une mise à niveau technologique et matérielle sans précédent, dotant les écoles de supports didactiques modernes et renforçant les capacités des enseignants. L'objectif est de substituer aux structures de fortune des établissements aux normes internationales, où la formation continue du personnel devient le levier de l'excellence. Ce renforcement institutionnel vise à doter le ministère d'outils de pilotage plus fins, garantissant que chaque franc investi se traduise par une amélioration réelle des acquis scolaires dans les régions les plus reculées.
L'activation de ce cycle de financement massif marque un tournant dans la gestion du capital humain au Cameroun. En privilégiant l'éducation de base, le gouvernement s'assure que les piliers de l'émergence 2035 reposent sur une base solide. Ce déploiement de ressources, rendu possible par une diplomatie économique agile avec le monde arabe, démontre que le pays est prêt à mobiliser tous les leviers pour offrir une éducation de qualité à chaque enfant. La mue est amorcée : des zones rurales aux centres urbains, l'école primaire camerounaise entame sa révolution structurelle, affirmant sa volonté de ne laisser aucun talent sur le bord du chemin de la connaissance et de la productivité nationale.
Bernardo
Floyd Miles
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