Développement social en Afrique : La BAD lève 1 milliard de dollars australiens
Dernière mise à jours il y'a 6 joursL'Afrique s'offre un bond de géant sur l'échiquier financier de l'hémisphère sud. La Banque africaine de développement (BAD) a transformé le marché obligataire australien en une rampe de lancement pour ses ambitions sociales, bouclant une émission Kangaroo d'un milliard de dollars australiens (environ 673 millions de dollars américains).
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Sous la houlette de son nouveau président, Dr Sidi Ould Tah, l'institution a pulvérisé ses propres records : face à une demande de 2,6 milliards AUD, la banque a dû revoir sa copie à la hausse pour satisfaire des investisseurs mondiaux affamés de titres "Triple A" capables de conjuguer rendement et éthique. Ce n'est pas simplement une levée de fonds, c'est un plébiscite pour la signature panafricaine qui, du haut de ses 4,6 % de coupon, prouve que le développement du continent est devenu la valeur refuge de demain.
Cette quatrième incursion sur le marché australien marque un tournant dans la stratégie de mobilisation des ressources de la banque. L'opération, coordonnée par le trio Nomura, RBC Capital Markets et TD Securities, a attiré une base d'investisseurs d'une diversité remarquable : 49 % des titres ont été absorbés par des institutions australiennes, tandis que l'Asie (hors Australie) a capté 44 % de l'offre. Le profil des souscripteurs souligne la maturité du produit, avec 40 % d'allocations pour les banques privées et 32 % pour les gestionnaires d'actifs et assureurs. En fixant une échéance au 22 janvier 2031, la BAD sécurise un financement de long terme à un prix très compétitif, soit seulement 40 points de base au-dessus du taux de swap local, confirmant que sa note maximale héritée des agences Moody’s, S&P et Fitch reste un bouclier inexpugnable contre la volatilité des marchés.
Les retombées de ce milliard australien se feront sentir directement dans le quotidien des populations africaines. Fléchés par le cadre rigoureux des obligations sociales de la BAD, ces fonds seront injectés dans des projets d'accès aux services essentiels (santé, éducation, assainissement) et de soutien à la création d'emplois. Pour Dr Sidi Ould Tah, qui a pris les rênes de l'institution en septembre 2025, ce succès inaugural en 2026 valide son programme de transformation fondé sur une coopération accrue avec les fonds souverains et les marchés de capitaux mondiaux. Alors que le déficit de financement climatique et social reste immense, la BAD démontre que l'innovation financière est la clé pour transformer les défis du continent en opportunités d'investissement durables et profitables.
Ndjomo Carlos
Floyd Miles
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