Commerce extérieur : Le cacao propulse les exportations camerounaises
Dernière mise à jours il y'a 2 joursLes chiffres consolidés du ministère des Finances révèlent qu’au premier semestre 2025, les recettes d’exportation ont culminé à 1 705,4 milliards de FCFA, s'adjugeant une hausse robuste de 215,2 milliards de FCFA par rapport à l'exercice précédent.
Lire aussi : Assurances : La Camwater souscrit à AFG et Zenithe
Ce n'est plus l'or noir des profondeurs marines qui dicte le tempo des devises, mais l'or brun des plantations. Avec une contribution de 42,94 % aux recettes totales, le cacao a désormais doublé le pétrole brut, relégué à 21,28 %. Cette performance, dopée par une envolée des cours mondiaux et une production nationale résiliente, transforme le secteur agricole en principal rempart macroéconomique du pays, offrant au Cameroun une bouffée d'oxygène financière inédite malgré l'essoufflement de ses puits pétroliers et gaziers.
L’embellie du premier semestre 2025 repose quasi exclusivement sur la vitalité de l’agro-export. Les ventes de cacao et de ses dérivés ont injecté à elles seules un surplus de 377,2 milliards de FCFA dans les caisses de l’État, éclipsant les gains modestes de la banane plantain (+16,8 milliards) et du café (+4,7 milliards). Cette dynamique a permis de compenser le repli sévère du secteur énergétique, où les huiles brutes de pétrole ont chuté de 154,6 milliards de FCFA et le gaz naturel liquéfié de 65,4 milliards. La dégradation des exportations de bois scié et de coton brut souligne davantage ce nouveau paradigme : en 2025, le cacao est devenu l'unique locomotive capable de maintenir la balance commerciale à flot face à la baisse de production des hydrocarbures et à la volatilité des matières premières industrielles.
Toutefois, ce nouveau leadership cacaoyer s'écrit sur fond de fragilité structurelle. Si les planteurs camerounais sont restés les mieux rémunérés au monde, avec des prix ayant atteint des sommets historiques de 6 300 FCFA le kilogramme lors des campagnes précédentes, l'horizon 2026 s'annonce plus incertain. Le gouvernement table désormais sur une fourchette de prix située entre 3 200 et 5 400 FCFA pour la saison 2025-2026, conscient qu'un retour à l'équilibre de l'offre mondiale pourrait éroder ces marges exceptionnelles. Pour pérenniser cette souveraineté commerciale, l'enjeu immédiat reste la transformation locale. La capacité du Cameroun à transformer sa fève en beurre ou en tourteaux sur son propre sol sera le véritable juge de paix pour stabiliser ses recettes d'exportation face aux caprices des bourses de Londres et de New York.
Bernardo
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.