Actu Eco » Politiques Publiques

Cacao : Le prix du kilogramme remonte à 2 850 FCFA

Dernière mise à jours il y'a 4 heures

Les places boursières locales de l'or brun camerounais s'enflamment à quelques jours de la clôture officielle de la saison, fixée au 15 juillet 2026. Le Système d'information des filières (SIF), géré par l'Office national du cacao et du café (ONCC), fait état d'un redressement fulgurant des cours en l'espace de 48h, matérialisé par une appréciation de 250 FCFA.

Lire aussi : Métaux : Le marché du lithium rebondit après une phase de déclin

Les transactions directes avec les producteurs s'établissent désormais dans une fourchette oscillant entre 2 750 et 2 850 Francs CFA le kilogramme au 9 juillet 2026, frôlant le seuil psychologique des 3 000 Francs CFA. La dynamique haussière efface la stagnation observée au début du mois, lorsque les cours stagnaient entre 2 500 et 2 600 Francs CFA, redonnant du pouvoir d'achat aux exploitants après une longue période de vaches maigres où il avait fallu attendre le 22 juin 2026 pour observer un franchissement de la barre des 2 000 Francs CFA.

La surchauffe de fin d'année s'opère pourtant dans un environnement macroéconomique global nettement moins rémunérateur que lors des exercices passés. Les niveaux de tarification actuels demeurent largement inférieurs aux sommets historiques enregistrés au cours des campagnes précédentes, durant lesquelles le kilogramme avait culminé à 5 400 Francs CFA en 2024-2025, et jusqu'à 6 000 Francs CFA lors de la saison 2023-2024. Le retournement de conjoncture internationale déjoue les projections initiales des autorités de Yaoundé, qui planifiaient au lancement des opérations à Mbankomo, le 7 août 2025, une fourchette de rémunération comprise entre 3 200 et 5 400 Francs CFA. Le fléchissement des rendements financiers s'explique par la réévaluation des bilans d'approvisionnement de l'Organisation internationale du cacao (ICCO), dont les expertises valident le retour d'un excédent mondial de fèves après le déficit structurel de la période précédente.

L'abondance retrouvée de l'offre sur les marchés de consommation occidentaux, combinée à une décélération des broyages industriels, limite la capacité de rebond à long terme de la filière nationale. L'embellie tardive constatée dans les bassins de production camerounais amortit les pertes des coopératives agricoles sans pour autant restaurer les marges bénéficiaires exceptionnelles des deux dernières années. Le défi majeur des exportateurs consiste désormais à liquider les stocks résiduels avant l'ouverture du prochain cycle, tout en négociant des contrats à terme capables de prémunir les planteurs contre une nouvelle correction baissière des cours mondiaux à la bourse de Londres et de New York.


BCN

bernardo2
bernardo carlos ndjomo
9 0

Commentaire(s) du post

Nous sommes ravis que vous souhaitiez laisser un commentaire sur notre site. Pour nous aider à maintenir un environnement respectueux et constructif, nous vous invitons à fournir votre nom, prénom et adresse e-mail. Cela permettra également de créer une communauté engagée et authentique. Nous apprécions votre contribution et nous avons hâte de lire votre commentaire. Merci d'avance!

Africa First Club

Inscrivez vous à notre Newsletter

© Africa First Club. All Rights Reserved. Design by Brice eyebe