Cacao et café : Les prix stagnent...
Dernière mise à jours il y'a 4 joursLes places boursières agricoles du triangle national affichent un équilibre singulier en cette fin de mois de mars 2026. Selon les relevés du Système d’information des filières (SIF), coordonnés par l’Office national du cacao et du café (ONCC), le prix du kilogramme de fèves oscille désormais entre 1 200 et 1 300 FCFA.
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Ce positionnement tarifaire place, de manière inédite, le cacao au même niveau de valorisation que le café robusta. Cette convergence, observée pour la dernière fois au début du mois, confirme une rupture avec la configuration classique des marchés où l'or brun surclassait traditionnellement le café.
Ce nivellement par le bas illustre la trajectoire complexe empruntée par la filière cacao depuis l'ouverture de la saison 2025-2026. Les analystes notent un contraste saisissant avec l'embellie de la période 2023-2024, où les prix culminaient à 6 000 FCFA le kilogramme, ou encore des 5 400 FCFA enregistrés lors de l'exercice suivant. Malgré un léger redressement par rapport au mois de février, les cours actuels stagnent loin des prévisions gouvernementales, qui tablaient initialement sur une fourchette oscillant entre 3 200 et 5 400 FCFA pour soutenir les revenus ruraux.
L'analyse de cette contre-performance pointe vers une conjoncture internationale marquée par un retour à l'abondance. Après trois cycles de déficit chronique, la récolte planétaire de fèves devrait afficher un surplus pour la campagne en cours. Cet excédent attendu exerce une pression baissière durable sur les cotations de Londres et New York, limitant mécaniquement les marges de manœuvre des exportateurs locaux. Dans ce contexte, la parité actuelle avec le robusta ne doit pas être interprétée comme un regain de vitalité du café, mais plutôt comme le symptôme d'une fragilité persistante du cacao camerounais.
Pour les exploitants du Centre et du Sud, cette stagnation des revenus sous les seuils anticipés pose la question de la rentabilité des investissements agricoles. Si le café robusta maintient une certaine stabilité, le cacao subit de plein fouet la volatilité des marchés de commodités. Cette situation souligne l'urgence d'une réflexion sur les mécanismes de stabilisation des prix et sur la montée en gamme de la qualité des fèves. L'objectif est de redonner au cacao son statut de moteur de la croissance pour les milliers de familles dont l'économie dépend quasi exclusivement de cette culture de rente.
Nlend Flore
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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